Présenté comme la rencontre entre The Hunger Games et Don’t Starve, The Darwin Project aurait pu être le jeu de bluff ultime, un jeu de survie où chaque joueur aurait commencé par se bâtir un abri discret, puis dompté un buffalo pour lui servir de garde du corps, et enfin pactisé avec ses adversaires pour renverser ensemble les organisateurs de ce pugilat pervers. Dans les faits, The Darwin Project semble un peu plus direct que cela. Six joueurs (et peut-être même un septième dans le rôle du maître de jeu) commencent la partie éparpillés sur une carte. Chacun est muni d’une hachette et d’un arc, il fait nuit, il fait froid, et l’environnement représente la première menace. Il faut couper du bois pour faire du feu, tuer des cerfs pour récupérer leur peau, fouiller ce qu’il y a à fouiller dans l’espoir de se bricoler un meilleur équipement à partir de métal ou de pièces électroniques. Et puis à un moment, il faudra ralentir un peu ses activités de ferrailleur pour se consacrer à la traque de ses petits camarades. Chaque personnage aura à sa disposition des capacités spéciales : un champ de force bouclier, la capacité de voir à travers les murs, ce genre de chose. Mais il faudra aussi composer avec le vice du maître du jeu, qui pourra placer des appâts pour attirer les joueurs, oblitérer des secteurs entiers de l’arène, ou désigner une victime comme la personne à abattre. De beaux moments de cruauté multijoueur en perspective.