Fin 2015, déçu par l'accueil critique et commercial d'Assassin's Creed Syndicate, Ubisoft mettait sa franchise en pause. Pas un arrêt : une petite année sabbatique, une mise au repos forcé pour reprendre des forces, analyser les problèmes et tenter de les corriger. Le résultat : Assassin's Creed Origins, destiné à réinventer la série sans pour autant tout changer. Le changement dans la continuité, entre tradernisme et modernité, comme on dit. Alors que les précédents jeux se rapprochaient de plus en plus de l'ère moderne, Origins repart loin en arrière, bien avant même le premier AC. Nous voici donc en -41, à l'époque de Cléopâtre. Le changement d'ère n'est pas que cosmétique mais permet de justifier de gros changements dans les mécaniques. Si Origins semble être un AC comme les autres, il ne se joue pas tout à fait de la même façon. Bayek accumule désormais des points d'expérience et gagne des niveaux, qui lui permettent de se fritter contre des adversaires à sa mesure et d'obtenir des points de compétence, lesquels doivent être répartis dans un arbre de compétences à trois branches (chasseur, guerrier, oracle, qui développent respectivement vos talents en arme de longue portée, en combat au corps-à-corps et en maîtrise de l'environnement et de la faune). Eh oui, Assassin's Creed n'est plus un jeu d'action-aventure mais un action-RPG.