Genre : FPS mâtiné de RPG
Développeur : Teyon (Pologne)
Éditeur : NACON
Plateformes : Windows, PS5, Xbox One/Series
Date de sortie : septembre 2023
Développeur : Teyon (Pologne)
Éditeur : NACON
Plateformes : Windows, PS5, Xbox One/Series
Date de sortie : septembre 2023
Perco
le 21 juin 2023
| Modifié le le 21 juin 2023
Je comprends la difficulté d’être Robocop, 50 % homme, 50 % machine. Moi, je suis 50 % sieste et 50 % café, je sais le tiraillement entre deux facettes de soi-même.
Le studio Teyon progresse. Le hic, c’est qu’il part d’un niveau abyssal. Leur Terminator : Resistance était pourtant déjà un pas de géant après Rambo : The Videogame, dont Guy Moquette écrivait : « Même un bon vieux zéro paraîtrait tiède au regard de la toute-puissance de ce nouveau mètre étalon de la bouse vidéoludique. » Alors oui, en comparaison, sur la petite heure et demie entre mes mains, Robocop : Rogue City a l’air mieux. « Il sera bien alors ? », questionnent vos yeux pétillants. Whooola, on se calme, j’ai pas dit ça.
Le meilleur Détroit ?
J’enchaîne un niveau FPS linéaire (une prise d’otages), un hub (le commissariat) puis une zone ouverte à missions (un petit quartier de Détroit). Je ne peux me défaire d’une idée : il y a la bonne volonté d’un film suédé. Doublé par un Peter Weller qui a pris trente piges, avec une bonne ambiance et montrant les muscles de l’UE5 par endroits avant de tomber dans le générique et les PNJ aux yeux morts, brandissant le célèbre Auto-9 mais permettant de ramasser des AK-47, tout y semble arythmique.Fin de la prise d’otage. Murphy bugue devant un flash de sa vie d’avant la pandémie. Comme il est filmé, paf, ça fait des polémiques. Oublions l’histoire, dont on a vu que trop peu, et explorons le niveau ouvert. Un commerçant me demande de couper la radio de jeunes. Je peux discuter, si j’ai assez de points en « psychologie ». Dommage, j’ai mis autre chose. Je défonce la radio, ça marche aussi. J’accompagne un voleur rendre une montre pour expier, je mets une prune à une voiture, je laisse filer un ivrogne. Il s’agit souvent de choisir entre le côté des civils et celui de la loi, mais c’est épars et aucune réplique ne me marque. Voilà pour le côté RPG : de l’XP, de petites histoires et des choix de dialogues dont on nous promet qu’ils changeront le regard des citoyens. Admettons.
Tank il y aura des hommes.
Parfois, on enquête, entendez : « scanner ce qui brille pour trouver le bon indice, ou le bouton caché », et certaines missions lancent des couloirs de fusillade. Allons donc défourailler. C’est fidèle : Robocop se traîne, ne saute pas, ne se met pas à couvert, est quasi invincible et ses ennemis se jettent sous ses balles (sur cette version, l’IA n’était pas implémen… ah, on me fait signe que si. Mon dieu). Respecter sa licence, c’est la balle dans le pied que le jeu se colle lui-même. C’est noble et fait avec amour, mais amusant ?C’était déjà pénible en zone ouverte, revenant à se déplacer en surcharge d’inventaire permanente, mais pour une séance de gros boum boum pan pan, on appelle ça un rail-shooter et « non, merci, ça va, je n’y touche plus depuis 1987 ». Bref, on va rester prudemment pas emballés d’ici septembre, qui sera un mois creux, car seul un petit jeu indé arrivera en même temps : Starfield.