Deux ans. C'est peut-être pas grand-chose pour vous mais en âge de chien, c'est beaucoup. Et je n'ose même pas vous donner la correspondance en âge de magazine. Il s'est donc écoulé un paquet de temps depuis que Trendy a balancé son TPS-moba-tower defense sur l'early access de Steam, dans ce qui était présenté autrefois comme une « alpha ouverte ». Depuis, le jeu s'est également pointé sur PlayStation 4, cette fois qualifié de « pré-alpha », une description qui fait craindre un développement à rebours. De quoi faire lever quelques sourcils car Dungeon Defenders II ressemble aujourd'hui à un produit fini. Les packs de DLC sont rodés (au point de proposer un season pass du nom de Year One), des mises à jour du contenu sont proposées lors d'événements comme Halloween ou Noël et, enfin, des partenariats viennent ajouter du beurre dans les épinards du studio, comme celui qui aura permis l'intégration d'un personnage issu de Terraria. Avec une population quotidienne stabilisée à environ 1 500 voire 2 000 joueurs, qui monte à près de 5 000 lors des événements spéciaux, il y a fort à parier que Dungeon Defenders II ne quittera son statut d'« alpha juré craché » que lorsque Trendy décidera de s'atteler à un nouveau projet. À moins que cette sortie repoussée ne soit qu'une manœuvre un peu fourbe pour mettre le jeu à l'abri de Metacritic et des médias qui, c'est bien connu, disent toujours des méchancetés sans tenir compte de l'aspect humain et du travail que l'on trouve dans chaque jeu vidéo.