Puisqu'il prend autant de temps, on pourrait imaginer qu'Overgrowth est un jeu ultra-complexe et révolutionnaire, un produit avant-gardiste bousculant tous les paradigmes vidéo-ludiques. Alors, en fait, non. C'est de la baston à la troisième personne dans laquelle des lapins et autres animaux se castagnent. À la fin des années 2000, lorsqu'il fut annoncé, tout le monde était en émoi devant la qualité des animations. Elles n'ont pas vraiment bougé depuis et n'ont plus rien d'exceptionnel. Voilà donc votre Bugs Bunny karatéka, contrôlable au clavier et à la souris (le gamepad est encore mal implémenté...), qui donne des baffes, court sur les murs et fait des bonds de cinq mètres de haut qu'il termine en double coup de pied dans la face de ses ennemis. Si certains mouvements sont soignés, d'autres restent un peu robotiques, avec un moteur physique parfois bizarre qui vient casser le côté naturel des enchaînements. Pas grave, vous me direz, s'il y a un bon jeu derrière, une belle aventure et des heures d'exploration en perspective.