Qu'elle paraît loin, l'époque où Kickstarter semblait pouvoir résoudre tous les problèmes d'argent des indés ! En 2012, Double Fine et InXile (avec respectivement Broken Age et Wasteland 2) avaient montré la voieNote : 1, rapidement suivis par Obsidian (Pillars of Eternity), Chris Roberts (Star Citizen), Richard Garriott (Shroud of the Avatar), les frères Miller (Obduction), Peter Molyneux (Godus), Charles Cecil (Broken Sword), Ron Gilbert (Thimbleweed Park), Jane Jensen (Moebius), Frontier (Elite Dangerous), Larian (Divinity : Original Sin et sa suite), des ex d'Id Software (John Romero et Tom Hall, qui ont tous deux échoué) et tant d'autres. En quelques années, une grande partie des studios indés et surtout à peu près toutes les vieilles gloires du jeu vidéo ont utilisé Kickstarter pour réclamer des thunes à des fans vieillissant qui les avaient oubliés. En 2015 encore, il s'y finançait de gros projets, toujours des suites de vieilleries ou le nouveau jeu d'un créateur sorti de sa retraite : Shenmue III, Bloodstained, Yooka-Laylee... Mais en 2016, rien ou presque, à part un remake de System Shock, l'ancêtre des BioShock, Deus Ex et autres Prey.

Note 1 : Kickstarter a ouvert ses portes en 2009, mais avant Double Fine, il ne s'y finançait que de tout petits jeux.