Un type nous aborde en plein milieu d'un souk de science-fiction façon Mos Eisley, où des vendeurs de grillades côtoient des droïdes rouillés et des robots géants. « Mercenaire ! Je n'ai pas de nouvelles des gens que j'ai envoyés dans la jungle... Il faudrait que tu les retrouves. » Sur ces mots, pouf, un indicateur de quête apparaît à l'écran et le monsieur s'écarte avant même qu'on ait pu lui répondre ou lui faire l'amour. Ah, ils ont changé, chez Bioware. Il faut dire qu'Anthem nous entraîne bien loin des arbres de dialogue et des histoires complexes des Mass Effect. Les conversations n'occupent d'ailleurs que trente secondes des quelques minutes de jeu montrées à l'E3, le temps de comprendre qu'on joue un mercenaire dans une ville futuriste et poussiéreuse en bordure d'une immense jungle inhospitalière. Puisqu'il doit bien gagner sa croûte, notre héros enfile un exosquelette et se dirige vers le no man's land accompagné d'un autre soldat contrôlé par un deuxième joueur. Alors qu'on commençait doucement à s'endormir devant la vidéo, le jetpack de l'armure se déclenche, et soudain, les deux copains sont propulsés à toute vitesse au-dessus de la forêt vierge, passent sous d'immenses arches rocheuses puis rasent le sol avec une aisance qui laisse rêveur. Pendant que nos yeux peinent à se remettre du spectacle, les deux mercenaires atterrissent près de ruines où paissent des animaux étranges. Ensuite, ils jouent à Destiny.