Avant de parler d'Evil Genius 2, il faut rappeler la petite histoire d'Evil Genius, sorti en 2004. Suivant le très original (et un peu pourri) Republic: The Revolution, il fut le dernier titre produit par Elixir Studios, une boîte anglaise morte en 2005 dans l'indifférence générale. Le créateur de ces jeux, lui, a réussi sa reconversion professionnelle. Quittant l'industrie vidéoludique après la faillite de son studio, Demis Hassabis et son gros cerveau sont partis bosser dans l'intelligence artificielle. Il avait déjà un peu d'expérience : c'est lui qui codé toute l'IA de Black & White, le jeu de Peter Molyneux. Il a donc fondé DeepMind, s'est spécialisé dans le machine learning et les réseaux neuronaux, avant de revendre sa boîte pour... 500 jolis millions de dollars à Google en 2014. Un magnifique exemple de persévérance, auquel je pense souvent. Tenez par exemple, hier midi j'ai raté ma quiche au thon (j'ai mis trop d'œufs, pas assez de thon). Eh bien, grâce à Demis Hassabis, je sais que je ne dois pas abandonner, et j'ai de grands espoirs pour ma tarte aux poireaux de ce soir.