Honnêtement, les exemples sont innombrables. Nous pourrions vous parler des « optimisations » pour différentes fonctions de Windows, avec des modifications dans la base de registre. Ou de la gestion de la batterie, avec KevinDu59 qui vous donnera les valeurs à respecter (« Ne pas charger avant de descendre sous les 13 %, arrêter la charge à 91 % » - ce n'est pas une vraie citation, mais si elle l'était, l'orthographe a été corrigée. -). Puis un second participant vous expliquera que non, il faut le faire avec d'autres chiffres. Alors qu'en réalité, soyons francs… ça n'a aucun intérêt. D'abord parce que les informations renvoyées par l'OS de votre smartphone ou PC portable sont souvent fausses : dans beaucoup de cas, il affiche des données modifiées pour rassurer l'utilisateur. Ensuite parce qu'il ne faut pas prendre les ingénieurs pour des idiots : ils connaissent le fonctionnement des batteries et le contrôleur va être plus efficace que vous pour définir quand charger et recharger, etc. Enfin, et c'est assez spécifique aux batteries, beaucoup d'informations qui circulent dans ce domaine sont inexactes, ou parcellaires, voire basées sur des légendes urbaines ou des problèmes qui n'existent absolument plus. Analysons l'exemple de l'effet mémoire : s'il apparaît parfois réellement, ses manifestations restent bien moins visuelles que ce que vous pourrez entendre, sauf si vous avez un satellite avec des batteries au nickel et qu'il passe tous les jours exactement à la même heure devant le soleil. Mais dans votre vieux Nokia 3310, il n'aura que peu d'effets. Plus simplement, soyons clairs : vous n'abîmerez pas plus (ou moins) votre batterie en essayant de faire le boulot de votre OS (ou du contrôleur) : elle s'usera dans tous les cas. Et vous éviterez de vous prendre la tête en laissant votre appareil s'en occuper.
Une batterie rechargeable en Ni-Cd aura un peu d'effet mémoire. Ce n'est pas le cas sur la Li-Po de votre smartphone.
Laissez l'OS faire son travail. Dès que j'aurai de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés.

Le cas du swap.

Un autre exemple concerne la gestion du swap, la mémoire virtuelle. Dans n'importe quel recueil d'astuces, on vous recommandera de le désactiver. Ou de le fixer à 1,5× (ou 2×, ou 0,5×, etc., vous avez compris) la capacité de la mémoire vive. Ou de le mettre sur un disque dur et pas un SSD. Ou même de le placer sur un RAMdisk (oui, c'est vraiment idiot). Alors que là aussi, la solution la plus simple (et la plus efficace) consiste à laisser faire votre OS. Désactiver le swap peut sembler une bonne idée si vous avez beaucoup de RAM, mais c'est généralement contre-productif : le système peut planter en cas de soucis, et certains logiciels ciblent le swap explicitement pour stocker des données utilisées à des moments précis, mais qui n'ont pas besoin d'être en mémoire vive en permanence, ce qui permet de libérer de la place. Les (nombreuses) valeurs pour la capacité du fichier, elles, proviennent d'exemples un peu idiots, comme quand Windows XP fixe arbitrairement les écarts. Mais vous n'avez plus 128 Mo de RAM avec un OS de 2001. Le fait d'éviter de placer le swap sur un SSD vient d'une mauvaise compréhension de l'usure (qui mériterait une page complète), C'est là aussi contre-productif pour les performances et nous n'allons donc pas expliquer pourquoi mettre la mémoire virtuelle en RAM est idiot. En résumé, essayer d'optimiser sans vraiment connaître le fonctionnement est une mauvaise idée et micromanager des points qui ne doivent pas l'être une grosse erreur.