Ellen Replay

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Behind the Frame - Paint and click

S'il y a bien un truc que j'aime avec les jeux vidéo, c'est qu'il y en a toujours un pour n'importe quelle occasion – que l'on se sente d'humeur à gérer une colonie en zone hostile, à rouler à 130 km/h dans les rues d'un monde ouvert ou à tirer sur des ennemis avec un mauvais accent russe. Aujourd'hui, j'avais envie de me détendre, de regarder des jolis trucs et d'éventuellement résoudre des énigmes peu exigeantes, et Behind the Frame est arrivé à point nommé.

Lake - La vie est un grand lac tranquille

Nous vivons dans une société impitoyable où La Poste propose désormais un service payant pour que les facteurs rendent régulièrement visite aux personnes âgées qui se sentent seules. Moyennant 20 euros par mois, ce service offre un moyen de « préserver et enrichir le lien social », et c'est sans doute l'une des choses les plus cyniques que j'ai vues de toute ma vie. Heureusement, Lake nous ramène en septembre 1986, à l'époque où tout semblait plus simple, dans la peau d'une factrice qui a encore le temps de discuter avec tout le monde pendant sa tournée.

12 Minutes - Mise en boucle

J'attends 12 Minutes depuis sa deuxième annonce à l'E3, soit depuis le 12 juin 2019, ce qui fait pas mal d'attente – environ 47 160 boucles de douze minutes, pour être plus précise. Il m'a fallu quelque chose comme six heures, soit 30 boucles de douze minutes, pour venir à bout du jeu. Et tout ce que j'aimerais maintenant, c'est récupérer les 47 130 boucles d'attente que j'ai l'impression d'avoir perdues.

Obscure - Ça chauffe au lycée Leafmore

À mon sens, aucun jeu ne synthétise aussi bien les années 2000 qu’Obscure. Déjà, parce qu’il est censé s’écrire ObsCure. Ensuite, parce qu’il comporte des morceaux de Sum 41 et d’Enhancer (souvenez-vous, ce groupe de nu metal qui enjoignait ses auditeurs à « foutre le holà sur la brèche » en roulant à toute blinde dans des caddies sur le parking d’un supermarché Champion) dans sa bande-son. Enfin, parce qu’on peut y régénérer sa santé en buvant des boissons énergisantes et sauvegarder sa partie à l’aide de CD. Pour tout fan de survival horror et de teen-movie qui se respecte, c’est un jeu qu’il faut essayer à tout prix.

La Servante écarlate

Toujours première sur l'actualité, j'ai choisi de tromper l'ennui lors des longs trajets en métro qui me séparent de la rédaction en lisant La Servante écarlate de Margaret Atwood, publié en 1985, qui a fait l'objet d'une adaptation en série en 2017.

 

Clid the Snail - Et ça fera un escargot tout chaud

À la fin de la présentation de Clid the Snail, tous les journalistes ne semblaient avoir qu’une question à poser aux développeurs : qu’est-ce qui avait bien pu leur donner l’idée de choisir un escargot armé jusqu’aux dents en guise de héros principal ? « Parce qu’on aimait l’idée d’un escargot qui transporte sa maison sur le dos, mais qui n’est chez lui nulle part, a déclaré l’un d’entre eux. Et puis, les escargots sont cool. »

Golf Club Wasteland - Cent balles et une colonie sur Mars

Depuis la Grande Catastrophe, les 1 % les plus riches de l’humanité sont partis vivre sur Mars. La Terre a été laissée complètement à l’abandon et fait désormais office de gigantesque terrain de golf, où l'on peut tranquillement taquiner la balle dans des monuments en ruine et des musées oubliés, tout en écoutant une émission de radio où les invités évoquent leurs souvenirs de la planète – et de tout ce qui a provoqué sa perte.

Death’s Door - Le corbeau et le traquenard

Dans son roman Une porte sur l’été, Robert Heinlein racontait l’histoire d’un chat (« Petronius le sage », ce qui est un super nom maintenant que j’y pense, mais là n’est pas la question) qui passait chaque jour de pluie à miauler pour que son maître lui ouvre toutes les portes de sa maison l’une après l’autre, comme s’il espérait secrètement que l’une d’elles s’ouvre sur le beau temps. Dans Death’s Door, il y a aussi beaucoup de portes à ouvrir, et c’est souvent un grand moment de soulagement, d’émerveillement ou d’appréhension.

Where the Heart Leads - Chronique d’une vie ordinaire

Dans mon autre vie, je suis père de famille. J’ai deux enfants, une femme que j’aime profondément, et Casey, une chienne enjouée qui ne semble jamais avoir connu de mauvaise journée. Un soir d’orage, Casey s’est aventurée au bord d’un précipice, et je n’ai pas réfléchi deux fois avant de courir la sauver. Après l’avoir secourue, je suis moi-même tombé. Coincé entre deux branches d’arbre, au fond d’un gouffre, je me suis posé des questions sur mes choix de vie – comment en étais-je arrivé là, au juste ?

Endling - L'odyssée de l'espèce

C'est souvent un défi pour les développeurs de jeux de survie : il faut toujours s'assurer que les personnages soient suffisamment sympathiques aux yeux des joueurs pour que ces derniers éprouvent une quelconque envie de les maintenir en vie. Avec Endling, il m'a suffi d'environ trois secondes de bande-annonce pour vouloir sauver l'intégralité des personnages du jeu envers et contre tout.  On y incarne la dernière renarde sur Terre, qui doit protéger ses trois bébés et préserver son espèce de l'extinction. C'est vrai, c'est un peu de la triche d'avoir recours à des animaux mignons pour éviter que les joueurs se laissent aller à leurs pires travers en laissant leurs personnages crever de faim à la première occasion venue. Mais en dehors de ça, le jeu semble plutôt prometteur : il faudra constamment esquiver les humains, chercher le peu de nourriture qu'il reste dans un monde dévasté, pister ses renardeaux grâce à son odorat, leur trouver un abri pour la nuit, ou encore s'adapter à mesure qu'ils grandissent.