Createurs: Antoine Bauza
Editeur: Repos Production
Nb joueurs: pour 2 à 7 joueurs (optimal à 4 et plus)
Prix: 35 euros
Editeur: Repos Production
Nb joueurs: pour 2 à 7 joueurs (optimal à 4 et plus)
Prix: 35 euros
Guy Moquette
le 29 juillet 2019
| Modifié le le 5 mai 2021
Alors là, attention, il ne faut strictement toucher à rien : à cet emplacement précis du magazine, à savoir à la fin de la rubrique « pour néophytes » et juste avant d’entamer les titres plus exigeants, 7 Wonders se trouve parfaitement à sa place. Ce jeu, qu’on se plairait à qualifier de petite merveille si l’on n’avait pas peur des vannes faciles, est en effet le plus velu des jeux abordables (ou le plus accessible des jeux pour moustachus, c’est comme vous préférez), nécessitant à la fois de la réactivité et de la planification sur le long terme pour pouvoir l’emporter.
Comme le suggèrent sans trop d’ambiguïté le nom du jeu et ses illustrations, il est ici question de merveilles à bâtir. Mais pas que. Construire le Colosse de Rhodes, les jardins suspendus ou le phare d’Alexandrie, cela rapporte certes des points de victoire, mais c’est en quelque sorte le tumulus qui cache la pyramide, comme on dit sur les bords du Nil. Car la suprématie militaire, la recherche scientifique ou les bâtiments culturels peuvent également participer au sacre final. Bon, d’accord, mais comment choisir ? Imaginez-vous devant votre carte de civilisation, avec les premières pierres de votre merveille même pas encore taillées. Un paquet de cartes vous arrive dans les mains. Vous en prenez une, la déposez immédiatement devant vous (ça y est, elle vous appartient, pour toujours) et passez les cartes restantes à votre voisin, qui se sert, passe au sien, etc., et ce pendant plusieurs tours. En un coup d’œil, vous avez donc eu connaissance de toutes les opportunités qui s’offrent à vous… et à vos concurrents. Ces cartes sont divisées en trois « âges » : dont le premier permet notamment de produire des matières premières permettant l’achat (voire l’acquisition gratuite) de structures plus avancées des deux âges suivants.
De là, il va falloir combiner avec talent et miser sur une ou plusieurs options de développement. Mais pas seulement : il faudra également étudier et deviner la stratégie des autres pour, au moment opportun, empocher les cartes qui leur seront précieuses pour les couler dans le béton de votre merveille (littéralement, si, si). Les synergies entre les cartes sont faciles à comprendre, mais d’une folle délicatesse à optimiser, surtout avec les autres lascars autour de la table qui se tiendront prêts à ruiner votre belle tactique sans faille (que vous croyiez). Une valeur sûre qui, depuis sa sortie en 2010, a connu de nombreuses et excellentes extensions.
Comme le suggèrent sans trop d’ambiguïté le nom du jeu et ses illustrations, il est ici question de merveilles à bâtir. Mais pas que. Construire le Colosse de Rhodes, les jardins suspendus ou le phare d’Alexandrie, cela rapporte certes des points de victoire, mais c’est en quelque sorte le tumulus qui cache la pyramide, comme on dit sur les bords du Nil. Car la suprématie militaire, la recherche scientifique ou les bâtiments culturels peuvent également participer au sacre final. Bon, d’accord, mais comment choisir ? Imaginez-vous devant votre carte de civilisation, avec les premières pierres de votre merveille même pas encore taillées. Un paquet de cartes vous arrive dans les mains. Vous en prenez une, la déposez immédiatement devant vous (ça y est, elle vous appartient, pour toujours) et passez les cartes restantes à votre voisin, qui se sert, passe au sien, etc., et ce pendant plusieurs tours. En un coup d’œil, vous avez donc eu connaissance de toutes les opportunités qui s’offrent à vous… et à vos concurrents. Ces cartes sont divisées en trois « âges » : dont le premier permet notamment de produire des matières premières permettant l’achat (voire l’acquisition gratuite) de structures plus avancées des deux âges suivants.
De là, il va falloir combiner avec talent et miser sur une ou plusieurs options de développement. Mais pas seulement : il faudra également étudier et deviner la stratégie des autres pour, au moment opportun, empocher les cartes qui leur seront précieuses pour les couler dans le béton de votre merveille (littéralement, si, si). Les synergies entre les cartes sont faciles à comprendre, mais d’une folle délicatesse à optimiser, surtout avec les autres lascars autour de la table qui se tiendront prêts à ruiner votre belle tactique sans faille (que vous croyiez). Une valeur sûre qui, depuis sa sortie en 2010, a connu de nombreuses et excellentes extensions.