Genre : cartes, affrontement, gestion de main
Créateur : Carlo Bortolini
Illustrateur : Miguel Coimbra
Éditeur : La Boîte de Jeu
Nombre de joueurs : 1 à 4
Nombre de joueurs optimal : 2
Durée : trente minutes
Complexité : modérée
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 16 €
Créateur : Carlo Bortolini
Illustrateur : Miguel Coimbra
Éditeur : La Boîte de Jeu
Nombre de joueurs : 1 à 4
Nombre de joueurs optimal : 2
Durée : trente minutes
Complexité : modérée
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 16 €
Perco
le 3 juin 2022
| Modifié le le 3 juin 2022
Je n’aime pas les promesses, elles sont faites pour décevoir. Par contre j’aime bien les surprises, et Riftforce en avait été une. Sa première extension arrive avec son lot de promesses. La surprise, c’est que ce ne sont pas elles qui font que ça vaut le coup.
L’an dernier, Riftforce avait déboulé sans prévenir et mis un petit coup de frais aux jeux d’affrontement en ligne* du style Schotten Totten. Le principe restait proche : une frontière centrale entre deux joueurs et des fronts de bataille devant lesquels poser ses créatures en colonnes, pour se taper allègrement dessus. Le miel venait des combinaisons, les adversaires jouant chacun – avec un mélange de choix et de hasard – quatre des dix « guildes », des familles de créatures. Et toutes ces familles disposent d’un pouvoir différent. Et vas-y que les vertes tapent en biais et déplacent les créatures d’en face, que d’autres bougent avant de cogner, etc. Tout était assez basique et, pourtant, impossible de trouver deux combinaisons avec exactement le même feeling. La foire au calcul et à la prise de tête pour sortir les combos les plus efficaces, certes, mais, on ne va pas se mentir, quand c’est bien fait on adore ça. Avec des règles de pose, d’activation et de pioche simples mais futées, Riftforce cochait toutes les cases. L’extension Riftforce Beyond prétend quand même en ajouter une : sortir du mode unique, le duel.
* Pas « online », hein, « en ligne ». Comme dans « on pose ses cartes le long d’une ligne ».
* Pas « online », hein, « en ligne ». Comme dans « on pose ses cartes le long d’une ligne ».
Tu as tué ma paire !
Seul, deux contre deux et même deux contre un, tout est désormais possible avec des variations de mise en place. La frontière est un peu plus large par équipe, une série de cartes spéciales fait office d’automate en solo, c’est mignon, mais c’est assez moyen. À trois ou quatre, c’est un franc bordel. Alors d’accord c’est rigolo, mais l’ensemble devient si chaotique qu’à moins de prendre un quart d’heure de réflexion à chaque tour, on finit par jouer un peu au pif pour voir ce qui se passe. En solo, disons que ça fonctionne et que c’est un vrai défi selon la difficulté choisie, mais que c’est fade ! Clairement, le duel reste le format roi. Bon, on jette le tout et on ne garde que le jeu de base ? Surtout pas malheureux, car, au fond de la petite boîte*, il y a une vraie surprise qui vaut le coup : huit nouvelles familles de cartes. De quoi presque doubler le contenu. Huit nouveaux pouvoirs plus variés qui font passer les combinaisons possibles à environ douze trilliards de billions (au moins) et permettent de se faire fondre le cerveau encore plus fort, encore plus longtemps. Et ça suffit à mon bonheur.* Protip : L’ensemble tient dans la boîte de base, mais, en serrant un peu, vous pouvez inverser et tout faire tenir dans celle de l’extension.
Illustration d'ouverture : Riftforce Beyond © 1 More Time Games / La Boite de Jeu