Créateur : Alex Nogués
Illustrateur : Vicente Cifuentes
Éditeur : Actarus Edition pour la VF
Nombre de joueurs : 2 à 5
Nombre de joueurs optimal : 5
Durée : 15 à 20 minutes
Complexité : ultra accessible
Surface de jeu recommandée : n’importe quelle table, même à langer
Prix : 18 €
| Modifié le le 15 juillet 2026
On a beau penser ce qu’on veut de Perco quand il amène sa fille dans une boutique Games Workshop pour lui faire acheter son premier kit de Space Marines du Chaos, le gars connaît quand même son sujet. Il y a plusieurs mois, il a sorti de son sac la boîte d’un jeu de dés avec des règles en espagnol et m’a dit que c’était génial. Je lui avais alors répondu « Oui oui, d’accord Julien, on va y jouer à ton truc si ça te fait plaisir ». Résultat des courses ? Ça fait cinq mois que je n’ai pas envie de lui rendre, et je la sors dès que quelqu’un passe à la maison. Même le facteur. [NDPerco : Allez Noddus, je te le donne, c'est cadeau.]
Je sais pas, je suis un peu 1d6
Dans Carnival of Sins, chaque joueur récupère les sept mêmes cartes qui correspondent chacune à l’un des péchés capitaux. La Colère, l’Avarice, la Paresse… Toute la bande est au complet, avec une iconographie et un dessin uniques à chaque fois. On les regarde, on passe ses doigts sur le vernissage doré en s’émerveillant de la finition du produit mais surtout, on les cache devant soi parce que personne autour de la table ne doit savoir ce qu’on s’apprête à jouer. Pour commencer la partie, une personne balance une poignée de dés sur la table (1d10, 1d4, 1d12, 2d6, et 1d8) et une fois qu’ils ont touché la table, plus personne n’a le droit d’y toucher. Du moins, pas sans jouer de cartes. Chaque joueur pose une carte devant lui et la tablée va révéler les cartes à tour de rôle pour en jouer les effets, puis récupérer les dés concernés pour marquer des points. Certaines ont des capacités assez simples, comme « prendre le dé le plus proche de soi », ou « prendre le dé qui a la plus haute valeur sur la table ».Avec ses règles simples, il suffit d’une manche ou deux pour que tout le monde se sente à l’aise avec les systèmes.
Les enfants, à table !
L’une des idées très futées derrière le game design du jeu, c’est que la taille de la table sur laquelle on joue a un impact direct sur le déroulement de la partie. Jouer sur une table minuscule aura pour effet de rapprocher les dés, et donc d’encourager les fourberies. À l'inverse, amener le jeu chez un ami propriétaire d’un manoir permet certes d’y jouer sur une table de quinze mètres, mais aussi de lancer les dés de façon plus espacée, ce qui change tout. Il y a même une règle qui dit que si un dé tombe de la table pendant notre jet, on subit un malus de points équivalent à la valeur qu’il indique une fois au sol.