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Jeu: Cerbère
Createurs: Pierre Buty
Editeur: Origames et La Boîte de Jeu
Nb joueurs: de trois à sept
Duree: 30 à 45 minutes
Difficulte: facile
Prix: 30 €
Sortie prevue: déjà disponible
C’est connu, les GI n’abandonnent pas leurs hommes. Aucun soldat américain dans Cerbère, et ça tombe bien car – justement – on va devoir laisser du monde en retrait. Fuyant ensemble les Enfers pour atteindre une barque sur le Styx, les joueurs vont devoir traverser quatre tuiles (modulables, pour varier la difficulté) avec le célèbre chien à trois têtes aux (bergers) basques. Chaque tour, on joue l’un des deux effets d’une de ses quatre cartes, généralement pour avancer ou faire avancer les copains. Mais voilà, jouer des cartes fait monter la rage ou la vitesse du toutou, qui finit toujours par se mettre en chasse et, invariablement, rattraper du monde. Et là c’est le drame. Les évadés chopés par Médor retournent leurs cartes (et leur veste) et se mettent à jouer pour faire perdre leurs anciens compagnons. C’est le moment « Tu te souviens d’il y a dix minutes, Roger ? Tout se paye, Roger », classique mais toujours marrant.

On ne nous dit Patou.

Même les fugitifs restants ne sauront combien d’entre eux pourront monter sur la barque qu’en arrivant sur la dernière tuile, et il faudra le compte exact. Saupoudrez avec des cartes spéciales, différentes selon le camp, trois barques faces cachées dont seule la première sera la bonne (certaines cartes permettent de les consulter ou d’en inverser) et une clémence canine limitée aux premiers joueurs rattrapés et vous obtenez un curieux mélange : un jeu d’apéro ciselé et finalement très tactique. Avec des tuiles plus difficiles (pont qui s’écroule, portail à activer), ne pas se faire croquer par le Youki démoniaque devient un vrai défi. Se déguste avec une table pleine – à trois ou quatre, c’est plus fade – et, bien sûr, la musique de la pub Royal Canin en fond sonore.