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Genre : enquête
Créateurs : Georgij Shugol, Alexander Krys, Igor Korotky
Illustrateurs : Chris Lattner, Federico Meloni
Éditeur : Origames
Nombre de joueurs : 1 à 6
Nombre de joueurs optimal : 2 ou 3
Durée : 1 à 2 heures
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 22 €
Après Les Flammes d’Adlerstein, Origames localise la seconde boîte de la série de jeux d’enquêtes d'IDventure. Ici, pas d’application, pas de thermoformage pour caler des tonnes de cartes, pas de règles… hein ? Attendez, quoi, comment ça, pas de règles ? Ben non coco, rien du tout, juste une lettre d’une certaine Claudia qui vous supplie de réexaminer fissa le dossier de son frère, condamné pour le meurtre de son patron sur la base polaire Aquilo, et qui va passer sur la chaise électrique demain si vous ne prouvez pas son innocence. Tout de même, Claudia a joint le dossier et tout ce qu’il contient, ainsi que les pièces à conviction*. Vous voyez dans les séries américaines, l’enquêteur qui sort un gros carton pour farfouiller dans une vieille affaire classée ? L’idée est de procurer la même sensation et, ma foi, ça fonctionne plutôt bien. Tout est en vrac, on y trouve, entre autres, les dépositions des membres de l’expédition, des photos, un journal, un relevé de polygraphe, une seringue et un paquet de chewing-gum entamé. Il a l’air tout à fait vrai. Il m’obsède… est-ce que je peux en prendre un ou est-ce que je cours un risque mortel ? L’enquête ? Oui oui, on y vient.

* Comment les a-t-elle obtenues ? Pourquoi ne sont-elles pas sous scellés dans les locaux de la police ? On ne le saura jamais.

Ice crime.

En partant de l’idée que toute l’équipe de la base est suspecte, et en épluchant les documents, vous réalisez vite que tout le monde a un mobile plus ou moins valide pour assassiner le chef. Comme on a tout à fait le droit d’utiliser Internet – c’est même franchement indispensable pour découvrir certaines choses –, j’ai cherché. Eh bien, c’est incroyable, PERSONNE n’a dit si on pouvait mâcher les chewing-gums ! Par contre, en fouillant sur le vrai-faux site de l’expédition, j’ai compris que Gunther ne pouvait pas être en train de réparer les panneaux solaires au moment du meurtre. Hop, un alibi qui tombe à l’eau ! Et en lisant le journal (tout à fait convaincant et bien écrit), j’ai compris que le poste de la victime l’intéressait. Même si l’écriture, tout à fait correcte, aurait pu être au service d’un scénario un peu plus retors, on se prend au jeu. Et rassurez-vous, il n’y a pas de Gunther, pas de panneaux solaires en panne et ce texte ne contient aucun divulgâchage. J’attends désormais la prochaine boîte : « Mâche ou crève », sur la mort suspecte d’un journaliste étouffé par un chewing-gum non comestible.