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Createurs: Bruno Cathala
Editeur: Blue Orange
Nb joueurs: 2-4
Duree: 30 minutes
Difficulte: moyenne, tendance familiale
Prix: 30 euros
Difficile de parler de Queendomino sans parler de Kingdomino. D'une part, car ce dernier le précède et l’inspire (c’est un euphémisme). Et d'autre part, il y a l'unanimité dont l'aïeul a fait l'objet. Simple d’accès, mais pas dénué de subtilité et de planification, il consiste à bâtir son petit royaume à l’aide de dominos en essayant de créer les zones identiques les plus vastes possibles dans un carré de 5x5. Le genre de jeu qu’on n’hésite pas à sortir en présence d’enfants ou de néophytes, sans crainte de trop insulter l'intelligence des plus initiés. Queendomino reprend cette saine base et y ajoute plusieurs mécaniques. Un nouveau terrain, la ville, qui peut accueillir des bâtiments accordant divers bonus. Des chevaliers que l'on pose sur les – plus vastes possibles – régions de notre royaume pour lever l'impôt, grâce auquel on pourra acheter lesdits bâtiments. Un dragon qui, contre une somme modique (c'est la crise visiblement) sortira de sa tanière pour détruire un bâtiment dans la liste de ceux disponibles et susceptibles de trop favoriser un concurrent. Et enfin la reine, qui, attirée par le royaume avec le plus de tours bâties, fait baisser les coûts de construction et ajoute en fin de partie une couronne supplémentaire dans la région où elle est posée. Nul doute que certains lui préféreront la pureté et la fluidité du Kingdomino original, mais d'autres se réjouiront de voir ce dernier gagner en profondeur et en complexité. Notez qu'en combinant les deux, il est possible de jouer jusqu'à quatre sur des zones plus vastes (carrés de 7x7). Ou jusqu'à six dans les traditionnelles limites de 5x5.