Genre: clone de Kerbal Space Program
Developpeur: Jundroo, LLC (États-Unis)
Editeur: Jundroo, LLC
Plateformes dispo: PC Windows, Mac
Plateforme test: PC Windows
Config: petit PC de joueur
Langues: anglais uniquement
Telechargement: 1 Go
Sortie prevue: NC
Prix: 13 €
Drm: Steam
| Modifié le le 25 mai 2021
Après un premier SimpleRockets qui a cartonné sur smartphone, les cinq discrets développeurs de Jundroo ont voulu voir plus grand. Fini donc la construction de fusée en deux dimensions, ils passent à la 3D et vont désormais chasser sans complexe sur les terres de Kerbal Space Program. Mais pour qui se prennent ces jeunes insolents ?
Le moteur physique se montre bien plus cohérent, avec des supports résistants qui évitent l'effet « pâte à modeler branlante » des fusées de Kerbal.
Non, je ne suis pas infidèle, mais...
Il faut dire une chose. J'ai beau vénérer Kerbal Space Program, je sais qu'il fut, à ses débuts, codé avec les pieds par un jeune Brésilien naïf qui n'avait jamais envisagé que son jeu connaîtrait un tel succès. Du coup, il a fallu se cogner des bugs pendant des années : son qui saute, innombrables retours Windows en plein vol, moteur physique qui disjoncte, défauts insupportables dans l'interface, frame rate chancelant... Un des développeurs ayant rejoint l'équipe en cours de route me l'a confirmé : la codebase de KSP était un bordel sans nom. Son nouvel éditeur, Take Two, a beau sortir patch sur patch (et on l'en remercie), le jeu ne sera sûrement jamais aussi bien optimisé et ergonomique qu'il aurait pu l'être s'il avait été programmé par des développeurs expérimentés dès le départ. Et c'est justement pour ça que SimpleRockets 2, passée la première étape du « beuargh, c'est juste un clone », a commencé à me faire de l'œil. Car bien que très incomplète (et c'est normal), cette version alpha dégage une impression de propre, de net, de bien pensé et de bien optimisé.
Le diable est dans les détails.
Tenez, je vous donne quelques exemples qui parleront aux ayatollahs kerbaliens. La fumée dégagée par les réacteurs de la fusée au décollage est un vrai objet 3D déformé en temps réel, bien plus réaliste que les pauvres particules de KSP. L'affichage est fluide, sans chute de frame rate inexpliquée ni micro-coupure. La lumière est reflétée par les parties métalliques. Le maniement du vaisseau est une merveille de simplicité et d'ergonomie grâce à deux roues directionnelles permettant d'indiquer facilement cap et orientation (un système hérité du premier SimpleRockets). Le moteur physique se montre bien plus cohérent, avec des supports résistants qui évitent l'effet « pâte à modeler branlante » des fusées de Kerbal. Les transitions entre les caméras sont précises. L'interface de construction gère déjà mieux que KSP le montage symétrique, les points d'attache, la customisation des pièces (tailles, textures...). Une fois en orbite, on peut régler la sensibilité des nodes de navigation, faire une « avance rapide » d'un seul clic vers le prochain burn, et même effectuer ce burn en mode automatique, avec indication du delta-V nécessaire.