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Jeu : theHunter : Call of the Wild
Genre : randonnée
Développeur : Expansive Worlds (Suède)
Éditeur : Expansive Worlds
Plateformes dispo : PC Windows, Xbox One, PlayStation 4
Config : PC de joueur
Téléchargement : 30 Go
Langues : anglais, français
DRM : Steam
Date de sortie : 16/02/ 2017
Prix : 20 €
De l’air frais, du silence, de grandes étendues sauvages. Les promesses de theHunter : Call of the Wild me séduisaient déjà auparavant, alors vous imaginez bien que là, en ce début 2020 tumultueux, je n’ai pas pu faire autrement que de me plonger 40 heures dans cet immense monde ouvert où l’on nous donne un fusil et plein d’opportunités de se perdre dans la nature. Alors je sais, le jeu avait été abattu d’un tir de 6/10 par ackboo à sa sortie à cause de fréquentes « explosions de bugs ». Mais il est maintenant dans un très bon état.
En trois ans, les développeurs ont eu le temps de régler beaucoup des défauts techniques du jeu, et ils continuent d’ailleurs de le faire en ce moment même (pas plus tard que la semaine dernière, un patch a diminué le volume sonore des pas des animaux, qu’on entendait faire de terrifiants CRSHH CRSHH CRSHHH alors qu’ils étaient à 40 mètres). Mais si les mises à jour se succèdent, les extensions payantes elles aussi commencent à s’accumuler. Si vous ne vous y retrouvez pas dans cette jungle où l’excellent côtoie le médiocre, si vous n’avez pas envie de payer 90 euros pour 24 DLC, restez bien derrière moi : je vais nous tailler un chemin à coups de machette.
Parque Fernando

Réserves stratégiques.

Les DLC de theHunter : Call of the Wild se divisent en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent l’univers du jeu en lui greffant de nouveaux terrains de chasse. C’est à ces extensions qu’on va surtout s’intéresser (pour celles qui rajoutent des fusils, reportez-vous à l’encadré idoine). Les réserves additionnelles valent toutes 8 euros – prix qui peut descendre jusqu’à 3 euros pendant une promo – et leur taille est plus qu’honorable, mais elles atteignent rarement l’excellence dans tous les domaines.

Un parc naturel espagnol sublime, parsemé de champs de fleurs violettes et d’oliveraies.

Tenez, ma préférée, Cuatro Colinas, est un parc naturel espagnol sublime, parsemé de vieilles fortifications, de champs de fleurs violettes et d’oliveraies. Sous l’agréable soleil méditerranéen, on y chasse des sangliers et des bouquetins tout en faisant avancer une trame principale bien ficelée et limite émouvante (fait notable : c’est peut-être le seul scénario du jeu qui ne donne pas envie de se percer les tympans avec un transpalette).
Hélas, ces grandes vacances ibériques ne sont pas parfaites car il n’est pas rare de voir, en se baladant le long d’une rivière, d’énormes blocs de terre qui flottent cent mètres au-dessus du sol. Et quand rien ne lévite dans le ciel, c’est l’asphalte des routes qui se retrouve à moitié avalé par le terrain, au point qu’on se demande parfois si les développeurs ont lancé le DLC avant de le déclarer bon pour la vente.

C’est là qu’il faut lire pour savoir avec quoi faire panpan.

Vous l’aurez compris, theHunter : Call of the Wild est un simulateur de randonnées, mais bon, si vous tenez vraiment à tirer sur des animaux, il y a aussi des DLC pour ça. N’allez pas acheter n’importe lesquels, car ils ne contiennent jamais beaucoup d’armes et elles ne sont pas toujours intéressantes. Je peux seulement vous recommander le Weapon Pack 2, qui contient un génial Mosin-Nagant (le Solokhin MN1890, assez puissant pour devenir votre arme fétiche, mais pas au point de rendre la chasse trop facile). Si les arbalètes et les arcs vous intéressent, vous devrez aussi en passer par le Weapon Pack 1 et le High-Tech Hunting Pack, mais je dois vous prévenir que dans theHunter : Call of the Wild, ce type d’armes reste assez décevant.

Cuatro Colinas
Medved-Taiga

Changez votre fusil de pôle.

Si les grandes étendues ensoleillées ne sont pas votre truc, vous préférerez une autre extension très réussie, Medved-Taiga. Cette réserve sibérienne recouverte de neige n’a rien du désert laiteux et monotone qu’on peut d’abord craindre. Au contraire, elle exploite avec brio son décor glacial pour fournir un terrain de chasse majestueux, capable de remuer les joueurs les plus aguerris lorsqu’ils sortent pour la première fois d’une forêt millénaire pour déboucher sur un immense lac gelé où dort une famille de lynx boréaux.

La maîtrise des paysages enneigés démontrée ici m’a d’ailleurs rendu plus sévère face à Yukon Valley, un terrain canadien pourtant très populaire parmi la communauté du jeu. Sur le papier, il s’agit d’un audacieux mélange entre les premières neiges et les teintes rouges et dorées de l’été indien, mais j’ai trouvé que cela donnait souvent un décor assez terne, où la neige n’est rien de plus qu’une texture assez laide.
Si vous êtes attaché à la beauté des décors, essayez plutôt de vous procurer la réserve sud-américaine de Parque Fernando, de très bonne facture même si elle n’est pas aussi originale qu’on aurait pu l’espérer (ses paysages ressemblent finalement pas mal à ceux de Layton Lake ou Cuatro Colinas) et qu’on s’y fait dès le début passif-agresser par radio.
Enfin, une fois que vous vous serez fait la main sur quelques-unes de ces réserves, je vous conseille évidemment la savane de Vurhonga, sans doute le plus original de tous les parcs avec ses canyons africains, ses grandes plaines et ses lions assommés par un soleil de plomb. Attention, avec ses vastes étendues sans trop de couverts et ses animaux très perceptifs, cette extension se destine surtout aux chasseurs confirmés. Pas grave, ce ne sont pas les occasions de s’entraîner qui vont manquer, gardez-la pour le confinement de 2021 ou celui de 2022.