Parfois, on croit qu’il faut de très belles textures, une carte graphique de folie et des tonnes de spécialistes des animations tridimensionnelles pour faire un bon jeu spatial. Et puis on tombe sur Paradox et on révise son jugement. Avec pour thématique le paradoxe de Fermi – puisqu’il y a tellement d’étoiles et de planètes partout partout, il y existe forcément des civilisations extraterrestres mais où sont-elles donc ces canailles, hein ? –, x_rxi nous livre un tout petit jeu (par les moyens mis en œuvre) très grand par l’effet qu’il m’a fait. Il s’agit en réalité d’un petit shooter spatial comme il en existe depuis trente ans. Sauf qu’au lieu de se contenter de tirer dans tous les sens, on navigue, de station spatiale en planète, on commerce, on mine de petits astéroïdes pour leurs ressources, on canarde d’autres petits vaisseaux et vous voyez, rien que de raconter ça, je brûle d’y retourner. Vous vous dirigez aux touches directionnelles ou avec zqsd, vous tirez à la souris, et surtout vous n’oubliez pas de cliquer sur votre petit vaisseau de temps en temps, c’est ainsi que vous accéderez à la carte du monde connu et à un million d’informations utiles. Malgré une interface rudimentaire et des graphismes minimaux, Paradox parvient à créer une ambiance aussi pesante que délicieuse.