Il y a quelque chose d'étonnant dans cette manie de vouloir tirer de son sommeil un céphalopode géant et chafouin, alors qu'il est tranquillement en train de rêver et n'emmerde personne. C'est pourtant, une fois de plus, l'idée qui s'est ancrée dans l'esprit de quelques doux dingues de la Nouvelle-Angleterre qui ont clairement trop de temps libre. Naturellement, ce n'est pas pour troubler leurs projets qu’Edward Pierce s'est rendu sur cette petite île de Dark Water. Non, comme toute histoire lovecraftienne qui se respecte, le détective privé n'était là au départ que pour un motif anodin ou presque : enquêter sur un incendie dans lequel toute une famille a perdu la vie. Mélange de RPG, d'exploration et d'enquête, Call of Cthulhu n’accepte de se faire papouiller pour le moment que par un de ses maîtres de Cyanide. C'est donc le séant calé dans un fauteuil et les mains dans les poches que la presse a pu voir le détective faire ses premiers pas dans une vraie séquence de jeu. Le voir inspecter les tombes des victimes, constater l'absence de fleurs sur celle du patriarche et déduire qu'il ne devait pas être très apprécié (hop, démonstration du système de collecte d'indices ? Check !) calmer un excité armé d'une hache qui monte la garde devant la demeure (dialogues et options d'intimidation/persuasion ? Check !) et le convaincre de lui ouvrir la porte (utilisation d'un indice pour débloquer une ligne dialogue spécial ? Check !).