Pour ceux qui auraient raté le premier article consacré au bébé de Tolga Ay, Remnants of Naezith est un platformer hardcore où, armé d'un double saut, d'un boost et d'un grappinNote : 1, il faut traverser des niveaux de plus en plus difficiles. Pour atteindre la sortie, le joueur doit virevolter entre des scies circulaires et autres murs hérissés de pointes fatales, en prenant soin de ne pas se noyer dans les bassins d'eau qu'on trouve en bas de chaque environnement. Remnants of Naezith est un titre extrêmement exigeant (pour ne pas dire « hardcore difficile de sa race maudite »), que je comparais à l'époque à un hybride entre Super Meat Boy et Dustforce. Si la comparaison est toujours fondée, elle me paraît toutefois un peu réductrice après avoir joué à cette nouvelle version. L'interface est retapée, le nombre de niveaux décuplé, et le titre se pare maintenant d'un menu d'options (conséquentes, ce qui ne gâche rien) et d'une bande-son oubliable mais sympathique. Et ça n'est pas tout puisque Tolga Ay a également retravaillé en profondeur le level design et la physique de son jeu, désormais extraordinaires.

Note 1 : Grappin qui, rappelons-le, permet de se balancer ET de se tracter, contrairement à la totalité de ses concurrents qui se forcent à choisir entre les deux options.