L'Humanité a besoin d'un bon jeu de construction-gestion d'aéroport. On n'a rien connu de notable dans cette catégorie depuis les Airport Tycoon du début des années 2000. Excité, le cœur léger, le clic joyeux, je me suis donc précipité sur l'accès anticipé de SimAirport avec l'espoir d'y noyer quelques dizaines d'heures. Le concept est excitant pour un bâtisseur virtuel : sur un terrain vierge, faire sortir de terre un aéroport entier, avec tous les problèmes que cela peut engendrer en matière d'organisation de l'espace. On prévoit d'abord un secteur pour accueillir les passagers et leur permettre d'enregistrer leurs bagages. Puis un point de contrôle avec détecteur de métal et palpations perverses – c'est toujours ma partie favorite lorsque je pars en voyage, pour des raisons que ma psychanalyste et moi tentons d'élucider depuis 180 séances. Ensuite, le troupeau des voyageurs doit être dirigé vers les zones d'embarquement, avec leur océan de sièges. Enfin, on fait monter tout ce petit monde à bord puis regarde l'avion parcourir les taxiways jusqu'à la piste d'envol. C'est un beau bordel à organiser.