Les androïdes sont-ils des êtres humains comme nous ? Pensent-ils, aiment-ils, sont-ils capables d'empathie et de sentiment ? Ne faut-il pas, dans ce cas, les considérer comme nos égaux ? On ne se poserait sûrement pas la question si les robots de Detroit : Become Human ressemblaient à des araignées géantes ou à Donald Trump (qui, du reste, n'a encore démontré aucune des qualités sus-citées : peut-être s'agit-il bel et bien d'un androïde), mais dans le jeu de David Cage ils sont tous beaux comme des dieux. Après une vie de servitude sous le joug humain, certains androïdes conscients désirent leur indépendance, et tentent de convertir leurs semblables à la cause. Dans Detroit, on en dirigera trois différents dans une ville en plein conflit, entre émeutes robotières et psychoses anti-IA. Comme de coutume chez Quantic, le jeu comptera probablement autant de mécaniques différentes et d'interactions possibles que de scènes. L'une d'elles montrait un système d'enquête, avec analyse d'indices et déduction du déroulé des événements pour chaque situation. Le tout n'est pas sans rappeler le travail de Telltale depuis un moment, mais à plus grande échelle, avec plus d'ambition : ici, trouver ou non un indice peut avoir un réel impact sur la suite du récit, et pas seulement déclencher une ligne de dialogue différente. Mais bien sûr, comme toujours chez Cage, le nœud du problème, la pomme de la discorde, se situera du côté du scénario. Et pour l'instant, rien de ce qu'on a pu voir ne laisse espérer un résultat au-dessus des sous-séries B auxquelles nous a habitués le grand auteur français.