On les entend grogner d'ici, les râleurs : « Gnagnagna encore un jeu de zombies gnagnagna... ». Désolé, mais quand on cherche à poser une ambiance de fin du monde et de danger permanent, le zombie marche quand même pas mal. Franchement, imaginez la tronche de l'apocalypse si elle devait intervenir suite à une invasion de pandas roux ou de géraniums en pot… Même les meilleurs s'y cassent les dents. La preuve : on sait de source sûre que, suite à une vilaine mycose, un dirigeant de Naughty Dog a décidé d'innover avec une invasion de champignons. Résultat, ils ont fini par ressembler à des zombies, et ça n'a pas empêché The Last of Us de faire un carton. Si State of Decay 2 peut se planter à sa sortie, dans à peu près un an, ce ne sera donc pas en raison d'un manque d'originalité. Ni d'un manque de contenu, cette suite étant dans la même veine que le premier, avec cette fois trois cartes – chacune de la taille de l'unique zone du précédent épisode –, un fort accent mis sur la construction de base et la possibilité d'y jouer en coopératif jusqu'à quatre. Le mélange, ardu et pas déplaisant, de combats, de gestion du groupe de survivants et d'exploration pourrait même fonctionner à nouveau. Non, si le risque de voir State of Decay 2 faire un four existe, c'est pour d'autres raisons. La façon dont a été porté (puis « remasterisé » au prix fort, la grande classe) le précédent opus sur PC, par exemple. Ou le moteur graphique arthritique. Voire la mise en vente sur le Windows Store, mieux connue dans la profession sous le nom de « la plaie ». Mais certainement pas pour avoir exploité une thématique essorée jusqu'à la moelle.