Commençons par une de ces envolées d'optimisme qui caractérisent, paraît-il, la presse vidéoludique : « The Reunion », la première mission de Wolfenstein II : The New Colossus, est un chef-d’œuvre. Au terme de cinq mois de comaNote : 1, B.J. Blazkowicz se réveille dans les coursives d'un U-Boot (Unterseeboot, sous-marin en allemand) où s'affrontent nazis et membres de la résistance. Complètement paumé, le pauvre B.J. découvre en plus qu'il a perdu l'usage de ses jambes. C'est donc en fauteuil roulant qu'il va devoir mettre la pâtée aux hordes fascistes, car c'est comme ça qu'on dit ; plusieurs poissons forment un banc, plusieurs crabes un panier, plusieurs étourneaux un murmure et plusieurs fascistes une horde. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de vous déplacer en fauteuil roulant dans un sous-marinNote : 2 mais ce n'est pas une mince affaire. L'occasion pour les level designers de Machine Games de nous proposer un merveilleux (bien que beaucoup trop bref) niveau aux faux airs de jeu d'énigmes, dans lequel les escaliers peuvent être descendus mais pas remontés et où certaines coursives, juste assez larges pour que les ennemis y circulent, nous restent interdites. Et puis avouons-le, difficile de ne pas frétiller de plaisir en voyant un estropié tailler en pièces des dizaines de soldats nazis, qu'on choisisse d'y voir une allégorie antifasciste ou, tout simplement, un beau moment de consonance ludonarrative.

Note 1 : Dans lequel il a été plongé suite aux événements du premier épisode, sur lesquels nous ne reviendrons pas par crainte du divulgâchage.
Note 2 : Si c'est le cas, merci de contacter la rédaction, on a quelques questions à vous poser.