C’est qu’il est mignon, Battalion 1944. Il suffit de le regarder pour y trouver de quoi faire rêver le trentenaire un peu nostalgique, qui a passé une partie de son adolescence sur le multi de Call of Duty ou Day of Defeat. Comme à l’époque, les polygones sont un peu saillants et les modèles 3D pas « oufs gueudin », mais l’absence de shaders 8.0, de lumières volumétriques à gogo et de bump machins permet au jeu de retrouver la lisibilité des bons vieux FPS. OK, j’avoue, j’essaie de faire passer un point faible pour une bonne nouvelle, mais le titre de Bulkhead est déjà parvenu à gagner mon affection en ayant le courage d’éviter toutes les fioritures des jeux modernes. Battalion, en effet, vise la simplicité. Les deathmatchs qui nous ont été présentés se jouaient à 5 contre 5, « à la Counter-Strike », pour reprendre les dires du développeur. Pas question toutefois d’acheter des armes, puisqu’il suffit de choisir sa pétoire principale à l’aide du menu, en début de match. M1 Garant, fusil à pompe, mitrailleuse allemande au nom imprononçable… L’arsenal compte une dizaine de flingues (cinq par camp), auxquels s’ajoutent la grenade, un pistolet et un couteau qui complètent automatiquement l’inventaire de chaque joueur. Puis on se lance, prêt à buter du nazi, parce que jamais nous ne céderons face à la barbarie.