Il paraît que les loot boxes sont désormais nécessaires à la rentabilité d’un jeu. Quelques experts de l’industrie, souvent d’ex-cadres de grands éditeurs, expliquent doctement que puisque le prix d’un jeu n’a pas augmenté (voire baissé à cause de ces saletés de soldes) depuis des années alors que les coûts de production et de marketing augmentent eux très vite, ma bonne dame, il faut bien que les éditeurs « innovent ». Oui parce que « innover », c’est un plus joli verbe que « traire » (la vache), « presser » (le citron) ou « harponner » (la baleine), même si bon, en gros, ça veut dire la même chose pour le client.

Sauf que voilà, ça fait quand même pas loin de dix ans que les éditeurs « innovent » à grands coups de DLC payants, de microtransactions et d’abonnements divers, si bien qu’aujourd’hui la part de ces revenus dans leur chiffre d’affaires est devenue très importante : Ubisoft annonce 20 %, mais les Activision-Blizzard et autres EA doivent être plus proches des 40 %. Sachant que la marge sur cette partie additionnelle, purement numérique, est trois fois supérieure à celle du jeu lui-même, il est fort probable que les éditeurs tirent déjà plus de profit des contenus additionnels que des jeux eux-mêmes. Alors bon, les pleurnicheries sur le prix des jeux, hein…