Avec ses temples précolombiens et sa jungle, l'île paradisiaque où nous lâche SOS rappelle un peu le décor des Indiana Jones. D'ailleurs, j'y fracasse des poteries antiques armé d'une machette, une forme d'archéologie que ne renierait pas le célèbre aventurier. Comme lui, j'ai une bonne excuse : si je saccage des tombeaux millénaires et que je fais exploser l'entrée de temples miraculeusement préservés, c'est parce que j'espère y trouver un revolver, des médicaments, un kit de crochetage ou des balles de petit calibre. Ça n'a aucun sens, je vous l'accorde, mais la télévision n'est pas réputée pour sa cohérence. Or, SOS se prend pour un jeu télévisé. Ses joueurs sont les candidats d'un « Koh-Lanta » un peu particulier, un battle royale où, à la différence de Playerunknown's Battlegrounds, tout ne réside pas dans le meurtre. L'objectif : voler l'une des statuettes cachées dans l'île et parvenir ensuite à s'échapper grâce à un hélicoptère qui passera à heure fixe. Évidemment, du meurtre, il y en aura à la pelle, ne serait-ce que parce que l'hélico salvateur ne disposera que de trois places pour quatorze participants. Mais il s'agira de ne pas tirer dans tout ce qui bouge comme une brute belliqueuse, non. Sinon, les téléspectateurs qui regarderont chaque partie de SOS risqueront de ne pas trop vous aimer.