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Jeu: Stationeers
Genre: ingénierie spatiale maladroite
Developpeur: RocketWerkz (Nouvelle-Zélande)
Editeur: RocketWerkz
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Config: petit PC de joueur
Langues: anglais, français
Telechargement: 900 Mo
Sortie prevue: NC
Prix: 23 €
Drm: Steam
Sur le papier, Stationeers a tout du futur hit indé. Incarnant un astronaute en vue à la première personne, le joueur débarque sur la lune (ou un astéroïde) et doit y bâtir une station spatiale. Il faut tout faire soi-même, à la main : monter et souder les murs en acier, installer les panneaux solaires, créer un réseau électrique, gérer les gaz pour créer une atmosphère respirable, le tout en évitant de crever par manque d'oxygène ou d'énergie. Il y a un peu d'Astroneer, un peu de Space Engineers, un peu de Minecraft, avec des tas de systèmes complexes à monter, de la collecte de minerai, de l'exploration à bord de vaisseaux qu'on fabrique soi-même. J'étais excité comme une puce à l'idée de me lancer là-dedans. Certes, le style graphique anguleux est momoche, les ombres sont affreuses, il y a quelques bugs bien pénibles et plantages, mais on ne va pas s'arrêter à ces détails.

UI et non.

Une dizaine d'heures plus tard, je dois me rendre à l'évidence. Stationeers est un jeu dont le potentiel est ravagé par une interface absurde. Le simple fait de sortir une clé à molette de l'inventaire pour régler l'orientation d'un panneau solaire constitue une épreuve en soi. J'ai dû lire des guides entiers (le jeu n'a pas de documentation et un didacticiel ridicule) pour comprendre comment remplacer une batterie, accéder aux outils de minage, ouvrir le capot d'une machine, fabriquer les objets les plus simples. Tout est inutilement confus, compliqué, pénible. Je me demande même si Dean Hall n'a pas voulu nous sortir un comedy-game au quatrième degré. La palme d'or du rire revient à la tablette, un iPad spatial qui permet d'accéder aux indispensables recettes de crafting. Il faut bien enfoncer une dizaine de touches pour simplement l'allumer, y lire une cartouche de données, et faire royalement défiler à la molette pas moins de... 287 recettes. Une à une. Sans classement alphabétique ni possibilité de chercher par nom. C'est du pur génie comique, mais le sketch coûte quand même 23 euros.

En l'état

ackboo le 3 janvier 2018

| Modifié le le 25 mai 2021

Je conseille sans réserve Stationeers à une catégorie bien précise de joueurs : les ergonomes et spécialistes de l'interface utilisateur qui veulent voir de leurs propres yeux ce qu'il ne faut pas faire dans un jeu vidéo. Pour les autres, épargnez-vous l'épouvantable prise de tête qu'est l'UI de Stationeers. Dans trois ans peut-être, la version 1.0 sera un peu plus accessible. En attendant, je vous conseille plutôt d'essayer Astroneer si vous n'avez pas encore découvert cette merveille.
Fuyez