Le voyage aller était passé très vite. Il faut dire que j'étais curieux d'arriver dans les studios Universal, où était organisée la première présentation mondiale de Jurassic World Evolution, et de poser enfin les mains sur le jeu. « Un jeu à licence peut-il laisser au joueur la même liberté que Planet Coaster, le précédent titre de Frontier Developments ? », « Comment concilier le propos de la franchise Jurassic Park (l'impossibilité de contrôler la nature et la certitude que tout finira en catastrophe pour ceux qui essayent) avec le charme d'un tycoon, dont l'objectif est précisément de bâtir une machine finement huilée ? », « Mais quand est-ce qu'il va sortir des toilettes ce con, j'aimerais bien pisser avant l'atterrissage ? ». Les questions se bousculaient dans ma tête tandis que l'avion amorçait sa descente vers l'aéroport de Los Angeles. Quelques heures plus tard, après une brève présentation du jeu par des Anglais qui eux aussi avaient été arrachés à leur moitié naturelle de l'Atlantique, j'allais enfin obtenir des réponses.