Autant les changements de FIFA 19 m’ont tout de suite sauté aux yeux, autant ceux du nouveau Pro Evolution Soccer continuent de se planquer. Peut-être parce que le premier cherche un nouveau cap, tandis que le second semble avoir trouvé le sien depuis deux ou trois ans. Ce nouveau millésime paraît parti pour être, selon la formule consacrée, un épisode de transition. Certes, je n’ai pas tout vu, notamment ces nouveaux types de frappes aux trajectoires irrégulières, dont le retour est réclamé depuis des années par les joueurs. La faute notamment à des matchs nettement moins échevelés que dans FIFA et ses 47 tirs à la minute. Dans PES, ça défend solide et ça presse dans tous les coins : sortie de balle impeccable requise si on veut pouvoir ensuite mieux exploiter les appels toujours très intelligents des attaquants. Visuellement, le FOX Engine fait toujours son petit effet et la nouvelle technologie de Konami destinée à booster les éclairages et à les rendre plus dynamiques rapproche encore un peu plus le rendu du jeu de celui des retransmissions télé. On attend donc de revoir très vite ce PES 2019 en profondeur, parce qu’entre sa Ligue des Masters qui ne sera remaniée complètement que dans trois ans et ses licences qui se font la malle, le titre de Konami pourrait vivre une année compliquée s’il ne muscle pas son jeu.