Rage 2 a été l’un des ascenseurs émotionnels de ce salon. Nimbée de mauvais goût, sa campagne promo a finalement réussi à susciter un vague intérêt de ma part lors d'une séquence de gameplay qui, ma foi, sentait bon l’Id Software des grands jours. Et puis, il a fallu y jouer. Je n’étais pas forcément optimiste mais l’aiguille de mon compteur plaisir avait quitté la zone OSEF pour osciller vers la curiosité. Un état de grâce qu’Avalanche – aux commandes de ce deuxième épisode – s’est empressé de réprimer à grands coups de rangers. Le trailer dévoilé pendant la conférence Bethesda promettait des phases de tir nerveuses, qui renouaient notamment avec la fluidité du Doom de 2016 grâce à un nouveau panel de mouvements : un dash, un saut écrasé et de la télékinésie. Autant de possibilités qui, mariées à des fusillades plus brutales qu’auparavant, semblaient donner à Rage 2 ce petit côté « chorégraphie en plein pic d’adrénaline ». Mais manette en main, le jeu ne décolle pas. Les mouvements s’enchaînent mal, l’utilisation des capacités spéciales est laborieuse, le level design parvient à rester toujours aussi insipide et j’ai fini par abuser de l’IA primaire des ennemis pour en finir, après quatre ou cinq tentatives avortées pour rendre mes exécutions élégantes. Avalanche peut bien nous faire miroiter un monde ouvert avec différentes zones – désert, jungle, bayou – ou des bastons véhiculées à la Mad Max, il faudra d’abord transformer Rage 2 en FPS un peu plus abouti pour en faire un bon jeu.