Valfaris vous fait jouer le rôle d’un… euh, d’un type j’imagine, qui… enquête… sur… des genres de démons ? Et sa planète est en loques parce que… Ouais. Écoutez, OK, je n’ai peut-être pas retenu grand-chose de la présentation. Peut-être même que je n’ai rien écouté du tout. Mais j’aurais voulu vous y voir. On vous explique que ce que l'on va vous présenter est un truc en « metroid » ou en « vania » vu de côté, vous commencez à vous endormir tout doucement, et puis BOUM l’écran s’affiche et vous tombez sur Valfaris. J’en ai vu, du beau pixel art, mais là c’était un cran au-dessus de tout le reste. Il y a un solide fond d’esthétique heavy metal saupoudré de rococo, un style rétro de borne d’arcade qui grésille à souhait, de l’influence mystique, des teintes de synthwave, quelques pointes de punk, une inspiration baroque, du sorcier, du gore, de la science-fiction poisseuse. On ne s’en rend pas forcément compte sur les captures d’écran toutes figées qui accompagnent cet article, mais Valfaris est tout bonnement somptueux. Que ce soit un jeu bourré d’action à souhait dans lequel on peut manier des armes ultraviolentes, où il faut souvent choisir entre sauvegarder et améliorer l’arsenal (les deux actions utilisent la même monnaie), tout ça n’y fait rien : j’ai envie d’encore vous parler de ses décors mouvants, de son niveau en forme de jungle cybernétique corrompue, de ses ennemis toujours terrifiants, de son pistolet lance-tentacules si bien animé qu’il donne la nausée. Seule source d'inquiétude, le dernier jeu des développeurs, Slain! The 7 towers, était aussi nul que joli (2/10 dans Canard PC 337). Souhaitons-leur meilleure chance cette fois-ci.