Pour être honnête, je ne m'attendais pas à ce que les parties de Dragon Age soient aussi létales. Certes, le livre est bardé d'avertissements qui expliquent tour à tour que le monde de jeu « est très dangereux » ou que « les joueurs peuvent mourir facilement », mais la lecture de ses règles semble indiquer une tout autre réalité. Une réalité dans laquelle le pire des béotiens est plus que bienvenu, où tout est rédigé de façon très didactique. Une facilité d'accès que l'on retrouve d'ailleurs dans la création des personnages, les classes se résumant à un maigre triptyque guerrier / mage / voleur, heureusement personnalisable dans les grandes largeurs grâce aux talents et autres spécialisations que l'on débloque au fil des niveaux. Même les 450 pages du livre de règles de Dragon Age, qui pourraient faire peur à ceux qui n'y connaissent pas grand-chose, sont plus justifiées qu'on pourrait le croire, puisque  cette nouvelle édition du jeu regroupe en un seul tome tous les livres de la précédente. Plus de la moitié du bouquin concerne des choses qu'on ne lira qu'au besoin, comme les scénarios ou le bestiaire, qui occupent à eux seuls un bon tiers de l'ensemble. De quoi alléger de façon considérable la quantité de lecture nécessaire pour pouvoir jouer.