L’autorité française de régulation des jeux d’argent en ligne (ARJEL) avait déjà fait part de sa préoccupation lors de son dernier rapport d’activité, annonçant une plus grande vigilance et une action de concertation au niveau européen. Cette dernière n’a de toute évidence pas tardé, et la déclaration commune (à laquelle s’est jointe l’autorité de l’État de Washington, États-Unis) est une initiative tout à fait inédite. Dans un premier temps, les régulateurs appellent à un « dialogue constructif » avec les éditeurs, mais cette expression politiquement correcte ne doit pas être interprétée comme un signe de mollesse. Il s’agit d’un avertissement très clair lancé aux acteurs du jeu vidéo, puisque est annoncé un travail commun visant à « analyser minutieusement les caractéristiques des jeux vidéo et des jeux sociaux » et précisé que « chaque régulateur se réserve le droit d’user des pouvoirs que lui confère son cadre national de régulation. » À cet égard, la liste des signataires est doublement instructive.