Le week-end dernier, le docteur m’a prescrit de la drogue pour calmer un vilain mal de dos. Moment parfait pour végéter devant la télé. Mais lorsque, dans mes suggestions, Netflix m’a proposé cette mini-série, je me suis dit que leurs algorithmes étaient tous cassés. Je déteste la F1. Et puis j’ai lancé le premier épisode. Mercedes et Ferrari ayant refusé de participer, James Gay-Rees, producteur du documentaire oscarisé Amy (2015) nous emmène dans les coulisses des petites équipes, dans la vie des jeunes pilotes, dans les combines politico-financières pas très reluisantes. Le tout sans complaisance. On y découvre des points de vue embarqués à couper le souffle, bien servis par une production sonore particulièrement saisissante. « Les hauts sont très hauts et les bas vertigineux », raconte Guenther Steiner, responsable de Haas F1, seule équipe américaine du circuit. Haas F1, Force India, McLaren, le réalisateur s’attarde sur les équipes à petit budget, met l’accent sur les rivalités, tend son micro aux familles et réussit à me convaincre. La saison 2019 vient de commencer à Melbourne, gageons que cette mini-série sera reconduite l’année prochaine.