Entre ces trois first-person shooters, il n'y aura pas de match sur le plan technique. Red Orchestra 2, sorti quand Sarkozy était président, montre forcément son âge. Post Scriptum, un an après sa sortie, continue de souffrir de sévères problèmes de performances sur certaines cartes, malgré des décors taillés à la serpe. Hell Let Loose les éclate joyeusement, exploitant très correctement l'Unreal Engine. Sur un gros PC – impératif lorsqu'on veut jouer à un shooter multi où plus de 80 joueurs gambadent sur une carte énorme –, le jeu est nettement plus beau que ses concurrents et l'affichage reste stable au-dessus de 50 FPS. Ça n'est pas aussi flamboyant qu'un Battlefield bien sûr, mais le studio indé Black Matter a quand même fait du beau boulot. Tout au plus peut-on reprocher une petite tendance à l'aliasing sur la végétation des cartes forestières. Rien de grave. Ça tourne bien, c'est propre, et les bugs sont supportables pour une version anticipée.