« J'en attendais trop, c'est peut-être pourquoi je suis aussi déçu. » C'est ce qu'a coutume de répondre Noël Malware quand on lui demande ce qu'il pense de la vie. Ça a aussi été ma réaction, en grand nostalgique de la série X-Wing, devant Star Wars: Squadrons. Pourtant, même s'il sera un pur jeu d'action, et pas la suite des simulateurs de grande époque (on s'en doutait un peu), sur le papier Squadrons n'a rien de honteux. La campagne solo, qui se déroulera peu de temps après l'holocauste Ewok (mieux connue sous le nom de bataille d'Endor), mettra aux prises les forces de la Nouvelle République avec celles de l'Empire, la perspective alternant d'une mission à l'autre entre celle d'une pilote républicaine et d'un pilote fasciste, car comme dirait Godard, c'est ça l'objectivité. En dépit de la présence de contenu solo, le jeu restera tout de même avant tout destiné au PvP, avec des combats à cinq contre cinq. L'autre information importante étant la compatibilité VR, qui devrait permettre des dégobis fort impressionnants lors de poursuites tournoyantes au milieu de champs d'astéroïdes. Bref, tout ça pour dire qu'à condition de ne pas trop en attendre (le jeu devrait être vendu 40 euros sur PC et consoles, ce qui trahit des ambitions modestes au vu des prix habituellement pratiqués par EA), on y trouvera certainement de quoi s'amuser quelques heures à faire piou-piou dans l'espace comme au bon vieux temps qui ne reviendra jamais.