Pour être franc, c’est d’abord grâce à ses décors que Alaloth m’a intrigué. De superbes paysages peints à la main, des cascades d’eau scintillante, des statues dont le bronze reflète des brasiers, des cités de pierre finement détaillées, le tout à l’isométrique : voilà des années que je n’avais pas vu ça, depuis Pillars of Eternity II, et ça m’avait cruellement manqué. Pour être franc, Alaloth aurait pu consister ensuite à remplir des déclarations d’impôts à l’isométrique que j’aurais quand même écrit cet article, juste pour le plaisir de vous montrer de sémillantes captures d’écran. Mais rassurez-vous, Alaloth n’est pas le jeu officiel du Trésor public. À la place, c’est un hack’n’slash plutôt novateur, qui emprunte aux jeux de rôle et aux ARPG : non seulement il dispose d’une création de perso poussée (qui va de la race à l’alignement en passant par la généalogie et la religion) mais en prime ses combats n’ont rien à voir avec ceux de ses concurrents. Alaloth se veut exigeant, loin des hack’n’slash qui se résument à faire clic-clic-clic jusqu’à ce que mort (d’ennui) s’ensuive. Il faudra parer, rouler, esquiver, et même le plus simple bandit y représentera une menace, sans parler des monstres géants capables de nous dézinguer en deux coups. De bien belles ambitions, même si franchement, les décors suffisaient, pas la peine d’aller inventer tout un jeu autour…