La première vague avait eu des effets contrastés, en fin de compte globalement positifs pour les gros éditeurs puisque la consommation de jeux vidéo a bondi au printemps et à l’été dernier (un peu comme le cours en Bourse des multinationales du secteur). Le matériel, en particulier les périphériques, a connu la même effervescence. Sur le marché américain (celui sur lequel les données publiques sont les plus disponibles), la croissance de la consommation (de mars à août, hardware et software confondus) est supérieure de +30 % (source NPD Group) à la période correspondante de l’année 2019. À voir le prix et le niveau de rareté dans les stocks de matériels actuellement, de la simple webcam à la carte graphique, la fièvre ne semble pas redescendre pour cette fin d’année.
Il en est allé assez différemment pour un certain nombre de petites sociétés qui ont pâti de l’annulation des événements et salons professionnels (moment où se concrétisent des contrats et des budgets) et des difficultés de réorganisation (qui ont rendu les délais contractuels difficiles à tenir).