Chez Canard PC, on aime rendre service. Vous êtes un héros de jeu vidéo qui hésite à se lancer dans une aventure pour une question de droit, un simple PNJ inquiet de sa situation professionnelle ou un monstre qui se pose des questions d'ordre juridique ? Grand Maître B., avocat au barreau de Paris, répond à vos questions.
Je m’appelle Link, et je dois à tout prix retrouver la princesse Zelda et libérer le royaume d'Hyrule des fléaux qui s'y sont installés. Pour ce faire, j’ai désormais la possibilité de fabriquer mes propres armes artisanales à partir de petits objets inoffensifs à première vue – par exemple, un caillou et un bout de branche, ou un long bâton avec une corne de golem. Est-ce que cela peut finir par me porter préjudice ?
Notre réponse.
Mon cher Link, c’est une excellente question qui est principalement régie par le Code de la sécurité intérieure.Tout d’abord, les armes sont classées en 4 catégories (A, B, C et D) en fonction de leur dangerosité. La catégorie A regroupe les armes à feu et le matériel de guerre interdits sauf dérogation. La catégorie B regroupe les armes à feu soumises à autorisation préfectorale. La catégorie C regroupe les armes à feu soumises à déclaration préalable. La catégorie D regroupe les armes à feu et les armes blanches dont l’acquisition et la détention sont libres.
Comme vous n’allez pas crafter un fusil d’assaut ou un lance-grenade, intéressons-nous plutôt aux armes de catégorie D, que l’on peut regrouper dans un beau tableau :
En cas de contrôle de sécurité, pour déterminer si vous avez une raison valable de porter ou transporter une arme, les forces de l'ordre, ou le juge en cas de litige, tiennent compte du lieu, des circonstances et du contexte. L'examen du motif légitime se fait au cas par cas. Ainsi, prétendre que l'arme servirait à mieux affronter une altercation ou un danger ne constitue pas un motif légitime en soi.
Prétendre que l'arme servirait à mieux affronter une altercation ou un danger ne constitue pas un motif légitime en soi.