Genre : rogue-lite-like
Créateur : Jean-Philippe Sahut
Illustrateurs : collectif
Éditeur : La boîte de jeux
Date de sortie : financement en avril 2025
Créateur : Jean-Philippe Sahut
Illustrateurs : collectif
Éditeur : La boîte de jeux
Date de sortie : financement en avril 2025
Untitled
le 6 septembre 2025
| Modifié le le 18 octobre 2025
On essaie souvent de vous faire croire, en retour de festival, à une certaine sérendipité, et pas seulement parce qu’on aime bien le mot sérendipité.
Ça a un côté très poétique, ce storytelling où l'on se balade dans les allées du FIJ, on croise une tablée concentrée ou au contraire en plein éclat de rire, on s’interroge, on s’arrête, on pratique à notre tour le jeu concerné et… banco. C’est si beau quand ça se produit, mais c’est vraiment rare. Et ce n’est pas du tout le cas pour Shifters, sur lequel je bavais depuis des mois parce qu’il est signé Jean Philippe Sahut, co-auteur de l’incroyable Roméo & Juliette.
Bref, je m’installe à cette table, anticipant le ravissement. Il s’agit d’un jeu solo ou coopératif à deux typé rogue-lite, au sens où l'on va choisir son chemin, affronter des monstres, et faire évoluer son deck en cas de victoire ou de défaite. La mécanique du « shift » est une sorte de tapis roulant où l’on pose les cartes pour qu’elles avancent d’un cran par tour. Quand elles atteignent un symbole qu’elles partagent, on l’applique, pour un brin d’attaque, de vie ou de ressources. On peut en empiler plusieurs au même endroit pour faire ces effets plus vite. Mais quand des cartes quittent le tapis et que leur pouvoir principal peut s’appliquer, un seul de ces pouvoirs plus puissants sera en fait activé par tour. Si l’on a déjà une belle pile, on doit en zapper plein, et on ne récupère pas les cartes tout de suite.
Bref, je m’installe à cette table, anticipant le ravissement. Il s’agit d’un jeu solo ou coopératif à deux typé rogue-lite, au sens où l'on va choisir son chemin, affronter des monstres, et faire évoluer son deck en cas de victoire ou de défaite. La mécanique du « shift » est une sorte de tapis roulant où l’on pose les cartes pour qu’elles avancent d’un cran par tour. Quand elles atteignent un symbole qu’elles partagent, on l’applique, pour un brin d’attaque, de vie ou de ressources. On peut en empiler plusieurs au même endroit pour faire ces effets plus vite. Mais quand des cartes quittent le tapis et que leur pouvoir principal peut s’appliquer, un seul de ces pouvoirs plus puissants sera en fait activé par tour. Si l’on a déjà une belle pile, on doit en zapper plein, et on ne récupère pas les cartes tout de suite.
Shifter, arrête de shifter !
Malgré la victoire remportée (sur le fil, quand même), je me régale. Je comprends au troisième tour que ce n’était pas comme cela qu’il fallait jouer. Au quatrième, qu’en fait je pouvais faire encore autrement pour optimiser encore mieux. Ensuite, tout n’est plus que regrets et dilemmes : faut-il tuer absolument ce monstre maintenant, avant son activation, en sacrifiant quelques pouvoirs qui pourtant auraient facilité la suite de la partie ? Laquelle de ces cartes ajouter à mon deck pour favoriser les combos ?Je sens bien que la coopération est limitée, qu’on pratique plutôt en parallèle, mais je ne m’en formalise pas. Quand on gagne, pas le temps de faire une deuxième partie, de complexifier la difficulté, mais je me laisse bercer par l’idée que le mode campagne devrait être capable de me résister. Un tour de merci, d’infos sur le financement à venir, et me revoilà partie dans les allées. C’était cool, hein ? Sauf qu’à côté de moi, ça grommelle. Joueur 2, derrière le deuxième deck, n’a pas du tout eu l’impression de découvrir l’optimisation au fil de la partie. Possible donc qu’il y ait un petit souci dans la conception de l’un des decks de départ. Probable que Shifters soit avant tout un jeu solo. Dans tous les cas, sa beauté mécanique mérite qu’on y jette un coup d’œil.
Images © La boîte de jeux