Asus lance cet été la ROG Ally X, version mise à jour de sa console-PC portable née il y a un an pour concurrencer le Steam Deck. Attention, il ne s’agit bien que d’un « refresh », et pas d’une ROG Ally de nouvelle génération à proprement parler. Tiens donc, comme le Steam Deck OLED en fin d’année dernière ! Pourtant, cette fois, c’est bien une spécification technique (la quantité de RAM) qui est le principal point différenciant le modèle initial et sa révision. À quoi bon ?
En galère de RAM
Mais, on l’a promis, il y a aussi cette histoire de mémoire vive. Elle est d’abord légèrement plus rapide, passant de 6 400 à 7 500 MHz, ce qui explique pourquoi certains jeux (pas tous) voient leur frame rate amélioré de 10 % environ. Ça ne change pas la vie, mais on ne crache pas dessus. Surtout, son volume passe de 16 à 24 Go. Rappelons que l’on parle d’ici d’une architecture mémoire unifiée, où la RAM doit donc être répartie entre les parties CPU et GPU du processeur. Sa distribution par défaut peut donc désormais s’établir à 16 Go pour la première, 8 Go pour la seconde. On se retrouve ainsi dans une situation typique de celle d’une config de bureau actuelle d’entrée de gamme – voyez donc, c’est exactement ce dont est équipé la Ducky dans nos Configs de Canard.
Le X de Xcédentaire
Ce problème, en l'occurrence, a été réglé sur l'Ally X. Mais cela en valait-il vraiment la peine ? In fine, on parle toujours de jeux largement surdimensionnés pour une machine portable, et il serait un brin excessif de les qualifier de « jouables » quand leur frame rate atteint péniblement 20 i/s dans les scènes les plus difficiles, quelles que soient les concessions graphiques auxquelles on voudra bien consentir. Même l’artifice de la frame generation du FSR 3, quand elle est disponible, n’y peut rien (et qu’on ne me parle pas de celle de Lossless Scaling, dont l’intérêt potentiel est ruiné par une interpolation de qualité désastreuse, malgré tout ce que pourra en dire mon camarade ackboo). Ce sera probablement le même constat dès ce mois d’août pour Star Wars Outlaws (par le même développeur, Ubisoft Massive, et sur le même moteur, Snowdrop, qu’Avatar). Et la tendance ne va évidemment pas ralentir.Comme ses concurrents, il sera de plus en plus compliqué de prétendre que l'Ally X peut accueillir la quasi-totalité des jeux PC du marché.