| Modifié le le 2 juillet 2021
Périphérique quasi indispensable de tout ordinateur qui se respecte depuis les années 1980, la souris a quelque peu évolué depuis sa conception, mais a toujours conservé la plupart de ses attributs de base. Cela n’a pas empêché certains constructeurs de tenter de réinventer la roue avec des modèles hors du commun, ou tout simplement d’essayer de se distinguer avec des pointeurs d’un goût particulièrement douteux.
La souris gonflable
La Jelly Click Mouse est un prototype de souris pour ordinateur portable, et qui pour cela répond à certains standards particuliers en vue d’améliorer sa portabilité. En effet, par défaut, elle est parfaitement plate, et donc parfaitement inutilisable. Pour en faire une véritable souris, il va falloir user de vos poumons pour la gonfler comme un ballon de plage. La partie transparente, en plastique souple, dispose d’une valve ? Une fois gonflée, la souris peut se brancher en USB et être utilisée grâce à deux boutons et une molette tactiles sur sa partie supérieure. Imaginée en 2008 par quatre designers coréens, cette souris n’a jamais dépassé le stade de prototype. Ses créateurs avaient tenté de jauger l’intérêt du public via un formulaire en ligne (à l’époque, le financement participatif n’était pas encore vraiment à la mode), mais le projet ne recueillera jamais assez d’enthousiasme pour attirer de précieux investisseurs. Dommage, cela aurait fait une souris parfaite pour la plage, afin d’accompagner votre ordinateur portable gonflable et son bloc d’alimentation gonflable.
La souris circulaire
L’Orbita Mouse est une souris sans fil d’un genre un peu particulier. Il s’agit d’un mulot entièrement circulaire et créé à la fin des années 2000 par l’entreprise australienne Cyber Sport. Cette forme cylindrique étonnante n’est pas une bête décision de design (comme le fameux « palet » des iMac de l’époque, souris assez peu appréciée de ses propriétaires) mais a une véritable utilité. Il est en effet possible de la faire tourner sur elle-même, un mouvement qui sera reconnu par son pilote et traduit différemment selon le programme utilisé : défilement du document dans un traitement de texte ou d’une page web dans un navigateur, recherche d’un passage dans un logiciel d’édition vidéo, etc. Elle dispose en outre d’une molette supplémentaire qui sera utilisée cette fois pour effectuer un défilement horizontal. Enfin, elle présente trois boutons programmables et se relie à l’ordinateur en USB grâce à un dongle qui fait également office de plateau de charge, la batterie étant intégrée. Malgré de bonnes critiques dans la presse à sa sortie fin 2009, la souris n’a rencontré qu’un succès mitigé auprès du public et est finalement passée plutôt inaperçue, pour devenir une curiosité de l’histoire de l’informatique.
Le mini-trackball
Il y a longtemps que le trackball se présente comme une alternative relativement populaire à la souris, mais jamais au point de surpasser ses autres concurrents. Sur les ordinateurs portables, par exemple, et bien que certains modèles des années 1990 aient effectivement intégré cette petite boule pour diriger le pointeur, cette option a rapidement été supplantée par les trackpads bien plus compacts. Si malgré tout vous regrettez la disparition de cette fonction dans les laptops, quelques alternatives s’offrent à vous, comme cette trackball miniature (ou son nom commercial de « Handheld 4D USB Mini Trackball » pour les sites de vente qui la listent). Il s’agit donc d’une trackball qui se branche en USB, assez compact pour tenir dans la sacoche d’un ordinateur portable, et qui a la particularité de ne pas se poser sur un bureau ou une table comme on l’attendrait de ce genre d’accessoire. Vous devez donc constamment l’avoir en main pour diriger le curseur, et vous disposerez ainsi de trois boutons : deux au-dessus du pouce, et une gâchette sous l’index qui simulera un clic de molette. Selon le constructeur, cela permet d’éviter les douleurs au poignet ou à l’avant-bras pendant une utilisation prolongée.
La souris spécial FPS
Vous connaissez probablement le constructeur coréen Zalman pour ses boîtiers et ses composants pour PC, la marque s’étant notamment démarquée pour ses ventirads et kits de watercooling, et a même sorti des cartes graphiques sous son nom pendant un temps. Mais en 2008, le fabricant a eu une idée de génie : puisque le meilleur accessoire pour jouer aux FPS sur PC est une souris, pourquoi ne pas créer la meilleure souris possible pour en profiter ? Ainsi est né le FPSGUN, ou Zalman FG1000. Cette infernale hybridation, à mi-chemin entre une souris et un flingue, propose d’empoigner l’outil comme la crosse d’une arme afin d’avoir une gâchette qui tombe directement sous le doigt et ainsi activer le piou piou en jeu à chaque pression. À l’avant de l’appareil se trouve un capteur de 2 000 dpi (bon, à l’époque c’était rapide) dont le placement décentré par rapport à votre main était censé assurer une précision de la visée sans commune mesure avec les autres souris du marché. On se retrouve au final avec un beau bébé de près de 200 grammes qui embarque tout de même 5 boutons programmables et une molette, mais qui ne trouvera pas vraiment son public en dehors des joueurs de FPS.
La souris insecte
Je déteste les araignées. Enfin, je déteste à peu près tous les insectes, en réalité, mais si je ne devais en choisir qu’un capable de me tenir éveillé la nuit à sa seule évocation, ce serait sans doute l’araignée. Mais si vous faites partie de ces maniaques qui les apprécient, au point de vouloir en avoir constamment une sous les yeux, une entreprise chinoise a pensé à vous. Elle propose depuis 2007 des souris avec un design assez classique, mais qui ont la particularité d’avoir un véritable insecte, emprisonné dans la résine et visible sous la coque de l’appareil, comme ici avec une tarentule. Et si malgré ça vous arrivez encore à dormir la nuit, cette souris USB dispose d’une LED qui permet d’éclairer l’insecte pour un effet encore plus saisissant. Ça m’apprendra, je pensais bien rire en préparant ce dossier, mais je me suis offert de belles nuits blanches grâce à ce modèle qui ne me sort plus de la tête. Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ? ELLE EST SUR MON ÉPAULE, C’EST ÇA ???
La souris sans souris
Quand on vous parle d’une souris, vous imaginez forcément un accessoire posé sur une table, avec au moins deux ou trois boutons et une molette. Mais ça, c’est parce que vous ne connaissez pas encore la AirMouse, un concept imaginé par une société canadienne nommée Deanmark. Il s’agit d’un pointeur que vous portez comme un gant, et qui s’attache autour du poignet, de l’index et du majeur. Les différents capteurs reconnaissent alors les mouvements de la main dans l’espace pour diriger le curseur et vous pliez ensuite les doigts pour simuler un clic gauche ou droit. Le concept peut sembler risible et particulièrement fatigant à la longue, mais son concepteur Mark Bajramovic explique que l’idée lui est venue après qu’il a développé des douleurs handicapantes à l’usage d’une souris classique. Il s’agissait donc de créer un périphérique permettant de garder une position naturelle de la main tout en travaillant. Malheureusement pour lui, ce concept imaginé en 2010 ne sera jamais vraiment commercialisé, l’idée n’ayant finalement pas convaincu le marché ou d’éventuels investisseurs.
La souris à poil
Qui a dit qu’une souris devait être un accessoire de bon goût ? Qui veut d’une souris noire ou grise sur son bureau, de LED RGB, de boutons programmables et de capteur hyper rapide ? Alors qu’on pourrait s’acheter une belle souris avec des gros lolos à montrer à toute la famille ? Cette souris, c’est l’exemple d’une blague potache qui dérape un peu trop et à laquelle personne n’ose mettre fin avant qu’il soit trop tard. Il s’agit de l’œuvre d’une société nommée The Frog Family, qui fabrique habituellement des souris pour enfant en forme de grenouille. Oui, parce que voyez-vous, normalement, les deux gros boutons représentent les yeux de ladite grenouille, tandis que la souris (verte) figure le reste du batracien avec un large sourire, la molette remplaçant le nez. Il en existe d’autres modèles, toujours pour enfant et toujours avec le même design, représentant d’autres animaux comme un ours. Notez que cette souris fonctionne une fois branchée à un PC (notre courageux Dandu s’en est assuré) mais qu’elle est assez peu pratique à l’usage, notamment à cause du placement de sa molette qui tombe difficilement sous le doigt.
La souris téléphone
En ces temps de confinement, de couvre-feu et de télétravail, une partie beaucoup plus importante de notre boulot passe désormais par le téléphone. Aussi, mieux vaut s’équiper en conséquence pour être certain de pouvoir passer et recevoir des appels depuis son ordinateur. Avec une souris, vous dites ? Mais bien sûr, puisque c’est exactement ce qu’a imaginé Brando, une marque déjà connue pour ses accessoires USB plus farfelus les uns que les autres. Ici, le concept est donc simple : vous avez un appel à passer, vous prenez votre souris et vous l’ouvrez. Elle présente alors un clavier de téléphone, un micro, un haut-parleur et un écran vous permettant de contacter n’importe qui via Skype (qui était le système de VoIP le plus populaire de l’époque, bien avant Zoom et autre Discord). Évidemment, cela peut sembler ridicule aujourd’hui, alors que n’importe quel micro-casque pas trop pourri fait parfaitement le travail, mais imaginez à l’époque qu’il a fallu faire rentrer une carte son, un clavier, un écran et tout le bazar dans une souris qui n’en demandait pas tant. Et puis téléphoner avec sa souris, qui n’en a jamais rêvé ?
La souris stylo
Si votre but est d’exprimer vos talents d’artiste sur votre PC, vous aurez probablement déjà remarqué qu’une souris classique est assez peu adaptée au dessin, et aurez certainement lorgné d’autres accessoires. Mais la Smitrix Swiftpoint Triped mouse (n’essayez pas de le prononcer à voix haute, claquage de langue assuré) présente un design tout à fait exceptionnel qui vous permet de la tenir comme un stylo ou un crayon. Le constructeur Swittpoint en a même fait sa spécialité, avec toute une gamme d’accessoires du même genre, ainsi qu’un modèle pour iPad, avec toujours l’idée de pouvoir tenir le pointeur comme un crayon. Bien qu’elle puisse donc être utilisée comme une souris classique au quotidien, sa force est évidemment de vous permettre de dessiner plus naturellement dans les applications dédiées, voire d’écrire « à la main » dans un document. Ces modèles ont également la particularité d’être très compacts, et ainsi de se glisser facilement dans la sacoche d’un ordinateur portable, ce qui ne gâche rien.
La souris pour doigt
Les ingénieurs ne manquent décidément pas d’idées lorsqu’il s’agit d’éviter d’utiliser le classique mulot, bien connu pour provoquer un syndrome du canal carpien chez certains utilisateurs. Cette souris ressemble donc à un petit canon qui se fixe sur l’index, c’est tout. Au bout de celui-ci se trouve le capteur optique de 1 200 dpi, assez bon pour de la bureautique en théorie, et que vous devrez donc orienter en permanence vers une surface plane afin de diriger votre pointeur. Sur le côté se trouvent les deux boutons gauche et droit ainsi que la molette que vous pourrez actionner avec votre pouce. Notez qu’elle existe en version filaire ou sans fil, ce qui imposera de l’alimenter avec des piles et demandera tout de même de brancher son dongle USB. Les exemples d’utilisation montrent que le capteur semble fonctionner sur un grand nombre de surfaces, et les utilisateurs commentant leur achat ne semblent pas se plaindre de problèmes de décrochage que nous pourrions craindre avec un tel objet. Avec toutefois un bémol dans cette critique trouvée en ligne : « C’est très difficile à utiliser dans les jeux »…