Hello 2 (Solaborate)

Pendant que Facebook glisse un pied dans l’embrasure du Portal afin de grappiller un peu plus de données privées, d’autres fabricants proposent des solutions de communication vidéo et audio qui répondent à un besoin, sans autre arrière-pensée publicitaire (enfin, je l’espère…). Hello 2 consiste en la seconde version d’un appareil transformant une télévision en solution de communication globale. Solaborate parle ainsi de vidéoconférence, de tableau blanc numérique, de partage d’écran, de streaming, d’assistant Alexa and Google, de diffusion en direct, de domotique (Zigbee), de jeu, de reconnaissance vocale et autre caméra à vision infrarouge pour la vidéosurveillance. Bref, tout un programme. La caméra est une Sony 4K HDR, angle de vision de 152 °, capable de bouger son petit corps sur 20°, tandis que le SoC est un CPU 6 cores/GPU 4 cores, accompagné de 32 Go de stockage (extensible). Afin de protéger la confidentialité des utilisateurs, Hello 2 propose le chiffrement des communications, ainsi que des systèmes anti-hack présentés comme inviolables.

Le site officielPrix : à partir de 399 dollars – Date de sortie : décembre 2018

Bristly (Bristly Brushing Stick)

L’heure est grave. Malgré des millénaires d’évolution technologique, génétique et sanitaire, le meilleur ami de l’Homme, non pas la truite, non pas le goéland, mais bien le cador, continue de refouler méchamment de la gueule dans 405,78 % des cas. Surtout après le goûter de quatre heures, lorsque celui-ci consiste en l’un des mets les plus appréciés des canidés, l’incontournable bouse vachale (ou tout autre substance parfaitement dégueulasse appartenant à la grande famille des déjections). Et ce n’est pas être vulgaire que de le reconnaître, tout propriétaire de chien a vécu au moins une fois ce moment de solitude. Une des solutions pour remédier à cette puanteur (et au dépôt de tartre) consiste à brosser les dents de Médor, une opération qui a moins de chance d’aboutir que d’enfiler une aiguille lorsqu’on est bi-classé presbyte-parkinsonien. L’autre solution, à part le véto, c’est Bristly, une brosse à dents spécialement conçue pour nos potes à pattes, largement financée sur Indiegogo avec plus de 800 000 dollars récoltés. L’objet prend la forme d’un jouet à mâchouiller aux senteurs de viande, équipé de picots pour autobrosser les canines et d’un réservoir à dentifrice sournoisement dissimulé en son sein. Non ce n’est pas un jouet sexuel. Quoique.

Le site officielPrix : à partir de 23 dollars – Date de sortie : novembre 2018

Aura (Czur)

Ah ça Czur (comment ne pas la faire…), Aura va faciliter la vie des archivistes plus ou moins amateurs, puisqu’il s’agit d’un scanner de livres et de documents jusqu’au format A3. Plus efficace qu’un collégien-stagiaire en période estivale (entité qui reste néanmoins nécessaire pour tourner les pages des documents, au moins ça lui fera quelque chose d’intéressant à relater dans son rapport de stage), le fabricant promet une vitesse d’environ 2,5 secondes par page, l’OCR supportant 187 « langauges » (sic) comme l’indique la fiche. À moins que ce ne soit des langages, mais je tiens à dire que ce n’est pas joli-joli de se moquer d'une simple faute de frappe, c’est même très blessant, vous devriez avoir honte. Quoi c’est moi qui me moque ? Peut-être, mais vous avez lu cette phrase, ce qui fait de vous un complice, pour ne pas dire un commanditaire puisqu'en achetant ce magazine vous m'avez payé. Vraiment je ne vous félicite pas. Que dire d’autre… Que la numérisation peut être déclenchée à l’aide d’une pédale, tandis que les éventuelles déformations/ondulations des pages sont corrigées par « un traitement de l’image intelligent » (on nous parle même d’IA, ce truc de dingue). Concluons avec le châssis (repliable) intégrant des lumières latérales pour éviter les reflets, l’ensemble pesant 1,5 kg.  

Le site officiel – Prix : à partir de 178 dollars – Date de sortie : décembre 2018

FoodBuddy (FoodBuddy)

Je dois être maso. Alors que le malaise vagal me guette à chaque sortie d’un bidule-assistant trop bien connecté et trop bien intelligent (surtout ceux en rapport avec les réfrigérateurs, ça doit être une névrose), voici que j’en remets une couche avec le Foodbuddy. Cette fois, il s’agit de transformer n’importe quel réfrigérateur un peu concon en une chose « smart », pour une fraction du prix d’un modèle neuf. La justification première de ce genre d’appareil est toujours la même : réduire le gaspillage alimentaire, et les « quatre milliards de tonnes de nourriture jetées chaque année au niveau mondial ». Un peu d’honnêteté intellectuelle incite toutefois à penser que le gaspillage ne fonctionne pas sur la base d’un vase communicant, et que le réduire ne nourrit pas forcément plus de pauvres. Plus prosaïquement, le concepteur fait rêver la ménagère branchée en expliquant tout ce qu’elle pourrait faire avec 2 000 dollars d’économies annuelles (la valeur de la nourriture jetée par un foyer nord-américain moyen), comme « voyager à Hong Kong ». Techniquement, FoodBuddy consiste en une caméra qui s’installe dans le frigo et enregistre/identifie automatiquement les entrées et sorties des aliments, accompagnée d’étagères intelligentes adaptables et, forcément, je vous le donne en mille-feuilles, d’une app.  

Le site officiel – Prix : à partir de 179 dollars – Date de sortie : juin 2019 (États-Unis)

Pix

Un sac à dos numérique dédié au pixel art, c’est ce qu’on appelle un appeau à geeks de première. Et là, c’est le drame pour votre serviteur, car une fois qu’on a dit ça sur le Pix, on a déjà presque tout dit. Allez mon Fishou, courage, t’en as pigé d’autres… Comme il se doit, le T’as ton Tann’s des temps modernes se connecte à une app, à partir de laquelle l’utilisateur envoie les images et animations de son choix, forcément personnalisables : un cœur très mignon, un chaton très mignon aussi, l’heure en Islande, la météo de Roubaix, bref, que des trucs sensass. De plus, Pix supporte des Widgets, notamment celui faisant office de clignotant visuel pour cyclistes. N’oublions pas les jeux genre Tetris, Snake, Arkanoid et plus encore, selon votre attirance maladive pour les gros pixels qui tachent. Le sac est alimenté par une powerbank et se prétend résistant aux coups de marteau (mais ne tentez pas le diable). L’écran propose évidemment une résolution anecdotique et affiche quatre couleurs simultanément, parce que mince, c’est du pixel art on vous dit.

Le site officielPrix : à partir de 208 dollars – Date de sortie : janvier 2019

Rollova (Hozo Design)

Tiens, cela fait longtemps qu’on n’a pas glosé bricolage. Pour le coup, vous avez droit à un mètre numérique, le Rollova, qui (vous l’aurez deviné car vous êtes malin comme un lapin) consiste à mesurer des longueurs, avec une précision de plus ou moins 0,4 %. La différence avec un mètre classique à ruban ou un mètre laser, est que la distance est calculée en faisant rouler Rollova sur la surface concernée, celle-ci étant affichée en temps réel sur l’écran OLED bleu de 1,2 pouce situé en son centre. Le contraste de 10000:1 permet d’envisager un usage en extérieur, même en plein soleil, voire directement sur le soleil afin de vérifier par vous-même la distance qui sépare la Terre de l’étoile, a priori plus de 19,5 cm. Euh non, oubliez ce que je viens d’écrire, en fait la distance maximale mesurable est limitée à 10 mètres (quoique, si ça se trouve, le soleil est à moins de 10 mètres, c’est possible, je l’ai vu sur YouTube). On notera enfin que le mode offset permet de mesurer à partir d’angle, car Hozo Design n’est pas un lapin mais il a quand même pensé à tout. On renotera, enfin, que l’autonomie est annoncée à 18 000 heures.

Le site officielPrix : à partir de 57 dollars – Date de sortie : décembre 2018