Le fabuleux monde de la simulation aérienne militaire profite également à plein du grand boom côté civil insufflé par Microsoft Flight Simulator. C'est bien simple, en 2025 il n'y a jamais eu autant de fabricants de hardware proposant leurs produits à des gens intéressés par la chose militaire, mais prêts à tout pour éviter le service du même type. C'est cocasse, parce qu'à part deux ou trois jeux low poly en accès anticipé depuis trois ans et auxquels seuls Sébum et ackboo jouent, le milieu se repose essentiellement sur DCS World, disponible depuis 2008, et Falcon BMS, une conversion open source de Falcon 4.0 qui date d'une époque où le Big Mac coûtait 7 francs.

Un analyste financier aguerri dirait qu'il est quand même étrange qu'autant d'acteurs investissent un marché pas spécialement porteur, mais on n'est plus à une bulle près, hein. Allez, ne boudons pas notre plaisir et plongeons ensemble dans ce grand bain du hardware orienté simulation militaire qu'on appellera « milsim » désormais parce que ça fait plus classe.

Le HOTAS.

Contrairement aux casus du dossier précédent, cette fois pas de yoke de conducteur de bus aérien qui a besoin d'avoir les mains (sûrement moites) à 9h15 sur son volant pour se sentir bien. En milsim, il n'y a que du HOTAS. L'acronyme qui signifie Hands On Throttle And Stick (« Les Mains Sur Les Gaz Et Le Stick ») annonce la couleur : le joystick et la manette des gaz doivent toujours être en main, pour parer à toute éventualité. Du côté des marques, les généralistes que l'on connaît proposent aussi bien des modèles de HOTAS premier prix (à éviter très fort) que des modèles premium qui ont fait ou font toujours autorité dans le milieu.

Le HOTAS Warthog de Thrustmaster, 550 €.
La coutume côté premium consiste, pour la partie joystick, à séparer la base et le grip. L'avantage, c'est qu'il est possible de conserver une base unique et d'utiliser différents grips en fonction des différents avions utilisés. L'inconvénient, c'est que hors bundle, les prix peuvent être surprenants et les différentes configurations possibles un peu déroutantes. En plus des marques déjà croisées dans le dossier sur le vol civil, d'autres marques dédiées milsim proposent des produits Premium, à l'image de VKB, Winwing ou Virpil.
Le Gunfighter IV ‘Modern Combat Edition’ Ultimate, 630 €.
Point positif néanmoins, dans ce secteur ultra concurrentiel, les fabricants ont adopté une connectique devenue un standard officieux, qui fait que beaucoup de grips sont compatibles avec les bases de la concurrence. Un bon point pour permettre d'évoluer sans forcément se séparer de tout son matériel.

Pour un HOTAS, l’élément à valoriser est la qualité de fabrication. Un bon HOTAS peut durer largement 10 ans, il est à considérer comme un investissement sur la durée. Les modèles premier prix à moins de 150 € sont à éviter dans la mesure où ils ne comprennent généralement pas l'ensemble des boutons et axes nécessaires pour que l'expérience de jeu soit satisfaisante et n'ont pas du tout été conçus avec l'évolutivité en tête.

Le palonnier.

Le dossier vol civil abordait les palonniers, les produits sont similaires ici, tant dans leur conception que dans leur usage, la différence étant que les marques spécialisées milsim non évoquées dans le dossier précédent proposent également des produits.

L'Orion Metal Flight Rudder Pedals de Winwing, 315 €.
Un point à noter néanmoins : quelques HOTAS possèdent un stick permettant une rotation de la poignée sur l'axe Z, débrayable pour simuler un palonnier, comme le X52 Pro de Logitech #radinmalin.
Le Système 3M X52 Pro de Logitech, 169 €.

Les panels

Les HOTAS ont beau être couverts de boutons, ça n'empêche pas les marques de proposer d'autres modules permettant d'en ajouter encore plus. L'objectif étant toujours de garder le maximum de fonctionnalités à portée de main pour ne pas avoir à utiliser la souris en plein milieu d'une rencontre inopinée avec des missiles chauds dans notre région.

L'Universal Control Panel #2 de Virpil, 205 €.
Esthétiquement parlant, ça en jette d'avoir des appareils avec tout plein de bitoniaux rouges ou jaunes avec écrit « DANGER » dessus, raison pour laquelle ce sont souvent les fonctionnalités de train d'atterrissage, de freinage d'urgence ou de largage des points d'emport qui sont les plus implémentées (alors qu'en vrai, ce sont les potards des radios UHF/VHF et les commandes de la clim' qui sont nécessaires, bon sang de bois !).
Le MTLP Panel de Moza, 159 €.
Sans surprise, Winwing est présent aussi en milsim avec des panels divers et variés, qui vont de l'ICP du F-16 au kit multi-écrans du F/A-18.
L'ICP de Winwing, 190 €.
Le Top Gun MIP de Winwing, 810 €.

Accessoires : Track-IR & Co

Le vol militaire étant autrement dynamique qu'un Paris-Madrid en ligne droite, l'utilisation d'un appareil permettant de bouger la caméra en jeu en fonction des mouvements de la tête peut s'avérer utile pour suivre des cibles au sol ou dans les airs. C'est ce que permet le TrackIR, qui utilise l'infrarouge pour suivre des pastilles spéciales appliquées sur la casquette ou le casque de l’utilisateur.

Le Bundle TrackIR 5 et le TrackClip Pro de TrackIR, 229 €.
En 2025, il existe des alternatives comme Tobii Eye Tracker 5 qui propose de faire la même chose que le leader du marché, mais sans avoir à porter des autocollants ou des appareils en plus.
Le Tobii Eye Tracker 5 de Tobii, 279 €.