Configuration : 8 P-cores, 12 E-cores, 28 threads
Fréquence : 2,5 GHz/3,4 GHz (base), 4,3 GHz/5,6 GHz (turbo)
Socket : LGA1700
Prix de lancement : 520 € (14700K), 500 € (14700KF)
Fréquence : 2,5 GHz/3,4 GHz (base), 4,3 GHz/5,6 GHz (turbo)
Socket : LGA1700
Prix de lancement : 520 € (14700K), 500 € (14700KF)
Furolith
le 7 décembre 2023
| Modifié le le 11 décembre 2023
On l’a dit, le Core i7-14700K est le seul processeur de la génération Intel 14 à présenter sur le papier une différence très concrète par rapport à son prédécesseur, sous la forme d’un nombre de cœurs en légère hausse. Dernière chance pour la fournée de se montrer un minimum pertinente.
Il n’y a pas si longtemps, la série i7 était, chez Intel, la plus prisée par les amateurs enthousiastes, parce qu’elle offrait des performances de pointe, certes en deçà de celles de la série i9, mais pour un prix bien moindre. Puis au cours des dernières générations, elle a perdu de sa réputation, prise en sandwich entre des i5 constituant toujours le sweetspot en rapport performances/prix, et des i9 de moins en moins inabordables, parce que ce n’était que de cette manière qu’ils pouvaient rester pertinents face aux coups de boutoir des Ryzen 9 d’AMD. Objectif pour le Core i7-14700K : retrouver cette place. Sa stratégie : adopter une configuration plus proche que jamais de celle du big boss.
Ainsi, aux 8 P-cores et 8 E-cores du 13700K viennent s’ajouter 4 E-cores additionnels. On atteint donc désormais 28 threads disponibles, seulement quatre de moins que sur le Core i9-14900K. Le cache L3 prend aussi une petite augmentation, à hauteur de 3 Mo, soit un total de 33 Mo partagés entre tous les cœurs. S’agissant des fréquences nominales, les évolutions sont du même ordre que pour le 14600K et le 14900K – c’est-à-dire minimes. Rien ne bouge du côté des fréquences de base (2,5 GHz pour les E-cores/3,4 GHz pour les P-cores), tandis que les fréquences boost gagnent chacune 100 ou 200 MHz (4,3 GHz/5,5 GHz en fréquence turbo, 5,6 GHz en Turbo Boost Max). Le fait est donc que sur cette métrique, on reste finalement plus proche du Core i5 que de l’i9.
Plus de cœurs efficaces, moins d'efficacité.
Toujours est-il que dans l’ensemble, les performances tiennent leurs promesses en comparaison des deux frangins. Le Core i7 parvient bien à se repositionner sensiblement plus haut dans la gamme : les quatre cœurs additionnels lui donnent le petit coup de pouce nécessaire pour s’installer confortablement au-dessus de la ligne médiane entre i5 et i9 – alors que côté tarif, il est sensiblement en dessous de cette même ligne. Attention toutefois, cela n’est vrai que quand on parle de tâches multithreadées. Sur les tâches mono-thread (comme les calculs matriciels en Python dans nos benchmarks), le petit forçage sur les fréquences est bien trop timide, et ne permet guère que de faire jeu égal avec le 14600K. C’est à savoir par exemple pour les gros utilisateurs de la suite Adobe CC, connue pour son occupation CPU focalisée sur peu de threads.Et puisque c'est un thème auquel Intel n'échappera toujours pas ce coup-ci : on apprécie certes que le 14700K se rapproche du 14900K en performances, moins qu’il fasse la même chose en consommation énergétique. On reste cette fois sous la barre des 300 W pour le CPU seul, mais seulement de justesse. Et si la température de jonction maximale (100 °C) n’est pas atteinte aussi rapidement et systématiquement qu’elle l’était sur le i9, ce n’est tout de même l’affaire que de quelques secondes en benchmark. Reconnaissons qu’en usage normal, où, en dehors de situations très spécifiques tels que l’encodage de vidéo, le CPU se voit bien souvent confier des tâches très brèves que des tâches prolongées, le throttling n’est pas vraiment un problème ici. Mais seulement à condition, encore une fois, de mettre son processeur sous la garde d’un système de refroidissement très autoritaire.
Je vis des hauts et... ?
En jeu, ce sont les mêmes forces et faiblesses qui se manifestent, mais avec des conséquences variables et difficiles à prévoir. Les cadences d’images moyennes atteintes (en scénarios 100 % limités par le CPU) sont toujours assez proches de celles obtenues avec le 14900K, mais les choses sont plus chaotiques du côté des bornes basses. Parfois, le 14700K fait aussi bien voire un peu mieux que le i9 sur ce point, sans doute aidé justement par le fait qu’il est beaucoup moins sujet au throttling. En revanche, Cyberpunk 2077 et Flight Simulator montrent ce qui se produit quand c’est la performance en mono-thread qui commence à faire défaut, avec des saccades qui deviennent alors un poil plus prononcées.Mais de toute façon, le 14700K n’est pas à voir comme un processeur pour joueur : il ne devance le 14600K que de bien trop peu pour justifier son surcoût, et l’on ne parle même pas du Ryzen 7 7800X3D d’AMD, à la fois moins cher, très significativement plus rapide, et beaucoup plus économe en énergie électrique. Non, le 14700K est surtout indiqué pour ceux qui cherchent avant tout de la vélocité en création et en applicatif, et veulent aussi pouvoir jouer dans d’excellentes conditions une fois le soir venu. Dans ce genre précis, il a au moins l’avantage de formuler une proposition unique : il est bien moins cher que le 14900K ou le Ryzen 9 7950X3D, tout en ne déméritant pas côté performances.
C’est encore et toujours la voracité énergétique faramineuse du Core i7-14700K qui nous empêche d’être vraiment enthousiaste à son sujet. N’empêche qu’on voit au moins une situation, certes très spécifique, dans laquelle il peut constituer un choix raisonnable : vous cherchez un processeur polyvalent comme peut l’être un 13900K (non, pas son successeur) ou un 7950X3D, mais vous n’avez pas plus de 500 € à y dépenser.
6 / 10