GPU : AD103
Configuration :
8 448 cœurs CUDA
Mémoire :
16 Go, GDDR6X, 21 Gb/s, bus 256 bits
Prix indicatif : 889 €

On l’a vu précédemment, la 4070 Ti Super est la seule des trois nouvelles références Nvidia à avoir changé de classe de puce graphique par rapport à sa devancière – une nécessité, puisque la 4070 Ti tout court exploitait déjà le plein potentiel de son AD104. Et si l’AD103 embarqué par la nouvelle née ne la rend pas pour autant directement comparable à la RTX 4080 (le GPU est ici privé d’un cluster graphique sur les 7 constituant la puce complète), il garde toujours l’avantage d’un bus mémoire 256 bits permettant l’emploi de 16 Go de GDDR6X ; de quoi a priori aborder plus sereinement les très hautes définitions de rendu.
Pour cette référence, comme pour la 4070 Ti avant elle, Nvidia ne propose pas de modèle « Founders Edition ». Pour notre test, c'est encore un modèle Gainward que nous avons pu décortiquer, la Panther, qui devrait être disponible au tarif « de base » de 889 €. Malgré un TGP relativement contenu (285 W), et comme c’est devenu la norme, le système de refroidissement ne fait pas dans la sveltesse et occupe 3 emplacements PCIe. Les trois ventilateurs se contentent de 1150 tr/min pour maintenir le GPU à 41 °C au-dessus de la température ambiante. Enfin, cette carte est une ode à la sobriété visuelle : pas une seule loupiotte RGB en vue.

4K générale.

En 1440p, la RTX 4070 Ti Super propose une évolution bien plus légère que ce que l’on avait vu avec la 4070 Super. Le gain moyen par rapport à la 4070 Ti s’élève à 8 %, que ce soit en rasterisation ou en ray tracing. À cette définition, les frame rates atteints sont de toute façon déjà faramineux ; il n’y a une fois encore qu’avec Cyberpunk 2077 et Alan Wake 2 en path tracing que l’emploi de la mise à l’échelle par DLSS est nécessaire pour passer la barrière des 60 i/s – ce à quoi on pourra encore adjoindre la génération de trames du DLSS 3 pour atteindre de très hautes fréquences d’image sur les moniteurs compatibles.

Comme on s’y attendait, c’est en grimpant jusqu’au rendu en 2160p natif que le passage à l’AD103 marque une différence un peu plus significative : entre 10 % et 12 % en fonction de la méthode de rendu. Là encore, ce sont les titres faisant le plus lourd usage du ray tracing qui profitent le mieux du supplément de puissance et de bande passante mémoire. Le gain s'élève à 14 % pour le jeu de CD Projekt Red, et même 20 % pour le dernier bébé de Remedy. Attention, ces résultats sont à considérer « pour la science » plus qu’autre chose : en pratique, passer de 15 à 18 img/s ne change pas grand-chose. Toujours est-il qu'au-delà de ces deux monstres gloutons, le petit coup d'accélérateur sur la 4K est exactement ce qu’il manquait à la 4070 Ti originelle pour déstabiliser la Radeon RX 7900 XT – jusqu’alors l’offre haut de gamme la plus intéressante pour jouer très confortablement en Ultra HD pour moins de 1 000 €. Avec toujours la même conséquence : les avantages habituels du camp vert dès que l’on s’aventure sur les terres du ray tracing et de l’IA deviennent à ce moment-là très difficiles à relativiser.

Notre avis

Neji le 23 janvier 2024
La 4070 Ti Super est ce qu’aurait dû être la RTX 4070 Ti dès le départ : une déclinaison plus abordable de la RTX 4080, permettant d’envisager la 4K sans se questionner sur la pérennité de sa configuration mémoire.
8 / 10