Prix : 350 €
Comme la Razer Kiyo Pro Ultra, la Facecam Pro annonce la couleur d’entrée de jeu avec son étiquette de prix. Elle s’inscrit dans une niche, celle des créateurs de contenus amateurs mais exigeants, ou semi-professionnels. On entend par là « pas encore assez riches pour s’offrir un Sony Alpha ZV-E10 et un objectif de 35mm » – ce qui représenterait un budget d’environ 800 €, parfaitement déraisonnable pour le commun des créateurs/streameurs.
Comparée à sa petite sœur la Facecam tout court, la Pro perd un peu en hauteur, mais s’étale sur 11,6 cm de largeur. Cela peut sembler être un détail, mais posée sur un écran, son poids de 240 grammes, monture non comprise, commence à compter. C’est d’ailleurs l’un des rares reproches qu’on aura à lui faire : ladite monture n’est pas vraiment suffisante pour tenir ce gros bébé. Elgato souhaite selon toute vraisemblance pousser ses clients à acquérir aussi l’une de ses Master Mounts ; mais heureusement, n’importe quelle fixation de bureau dotée d’une vis 1/4" fera l’affaire. On peut aussi déplorer l’absence d’un cache physique, dont la Facecam « pas-Pro » est pourtant dotée.

Un pouçou pour ton follow.

Ces ronchonneries étant mises derrière nous, l’examen du cœur de l’engin s’avère nettement plus enthousiasmant. On y trouve un capteur Sony Starvis de 0,6 pouce, un peu moins large que celui de la Kiyo Pro Ultra, mais tout de même de très belle dimension. Le champ de vision, de 90°, est nettement plus élevé que la moyenne, et permet une utilisation confortable même avec peu de recul. Quant à l’ouverture, à f/2, elle est assez généreuse pour obtenir une qualité satisfaisante même dans une pièce relativement peu éclairée. Oh, cela reste vrai lorsque l’on règle la captation en 4K à 60 Hz. Oui, les deux en même temps. Une possibilité extrêmement rare pour une webcam.

Pour extirper la meilleure qualité possible de la caméra, il faut évidemment passer par l’application Elgato Camera Hub et décocher la gestion automatique presque partout. Le mode auto a tendance à forcer sur la sensibilité en basse lumière, avec pour résultat un bruit vidéo très marqué. Le problème se règle par un passage en manuel pour plutôt augmenter l’exposition et peaufiner la mise au point – à condition bien sûr de ne pas essayer de se filmer dans le noir complet.
L’application est facile à utiliser, très lisible. Qui plus est, les réglages que l’on y effectue ont le grand mérite de s’enregistrer dans la mémoire interne de la caméra, et l’on peut donc sans problème fermer Camera Hub une fois les manipulations terminées, et désactiver son chargement automatique à l’allumage de l’ordinateur. C’est salutaire non seulement pour économiser quelques précieux pourcents de ressources CPU, mais aussi pour faire fonctionner au mieux une installation à plusieurs caméras. Bon à savoir si vous souhaitiez vous essayer à une configuration de stream un peu sophistiquée.

Notre avis

Fox le 23 juin 2023
La Facecam Pro se place en tête de ce nouveau segment des webcams très haut de gamme. Sa capacité à filmer en 4K à 60 Hz lui donne un réel avantage, parce qu’elle n’oublie pas de proposer une excellente qualité d’image.
8,5 / 10