Le fait d’avoir une haleine de Fennec aérophagique ou d’avoir négligé de remplir le frigo (deux cas typiques qui peuvent faire capoter une soirée jeu) ne signifie pas obligatoirement la privation d’une petite partie… Comme vous vous en doutez, jouer seul, c’est possible. Sinon, on ne se serait pas risqué à poser la question. Il existe plusieurs titres, mais l’occasion de parler plus spécifiquement de Shadi Torbey est trop belle pour qu’on la laisse passer. Ce chanteur d’opéra belge – il est baryton-basse, si vous voulez tout savoir –, ancien fan de Magic quand il était ado, avait tellement de temps à tuer pendant les répétitions et lors des soirées à l’hôtel pendant les tournées qu’il s’est concocté, pour son usage personnel, des petits jeux de réussite. Tellement bien pensés qu’ils ont fini sur la table d’un éditeur emballé. Shadi Torbey a ainsi sorti Onirim, son premier jeu officiel, en 2010. D’autres suivront rapidement, tous pensés pour être pratiqués en solo : Equilibrion, Sylvion et le petit dernier, Castellion, jeu de construction extrêmement malin et subtil aux faux airs de match-3, doté de plusieurs niveaux de difficulté qui peuvent le rendre effroyablement retors, et que l’on vous conseille sans réserve. À noter que tous ces jeux sont également prévus pour pouvoir se jouer à deux, preuve que le brave Shadi n’était pas forcément tout seul le soir à l’hôtel. Loin de nous l’intention de foutre le bordel dans sa vie conjugale, mais tout de même, c’est un peu louche…